Event en cours.

La poupée maudite. - Event Halloween.

Partagez | .
 

 Pixels et tourbillons ! [PV Katsuya]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Je suis
Sportif
avatarMessages : 23
Date d'inscription : 03/08/2013
Age : 23

+ d'infos :
Âge: 16 ans
Métier: Employé au fast food
Infos:
Sportif

MessageSujet: Pixels et tourbillons ! [PV Katsuya]   Ven 9 Aoû - 23:40

« Pixels et Tourbillons »


Des lumières colorées, des écrans lumineux, quelques cartes abandonnées sur un coin de table, des rêves pixelisés, la patience des joueurs de billards, le cliquetis des souris d'ordinateur, une musique rétro étouffée et, au milieu de tout ça, Ryan et sa béatitude, tout deux stationnés dans l'entrebâillement de la porte. Tout est beaucoup, beaucoup plus sensass que dans son souvenir. Beaucoup plus bleuté, aussi, mais il soupçonne secrètement les immenses lunettes aux verres azurés qu'il arbore aujourd'hui d'y être pour quelque chose.

Ce n'est pas la première fois qu'il met les pieds ici, bien sûr. À l'époque de son arrivée, il y a un an, il a passé presque une semaine à explorer intégralement les lieux, aussi excité qu'un enfant découvrant un terrain propice aux chasses au trésor et autres parties de cache-cache. Mais pour être honnête, ses apparitions dans la salle de jeux de l'académie se sont depuis comptées sur les doigts d'une main. Et son incapacité à rester enfermer plus de dix minutes lorsque la piste de course l'appelle y est pour beaucoup.

Ce n'est d'ailleurs que par curiosité qu'il a glissé sa tête à l'intérieur de la pièce, attiré par le son des clavier, des boules de billard s'entrechoquant et des fusillades fictives. Son plan initial était de se rendre à la cafétéria, située au même étage. Mais maintenant qu'il s'est soldé par un échec lamentable, pourquoi ne pas en profiter pour arpenter un peu les lieux ? Peut-être même trouvera-t-il un de ces tapis de danse couverts de flèches qu'il a déjà vu chez un ami. Quelque chose de dynamique. Il a besoin de bouger, de sauter. De tourbillonner.

Ce n'est pourtant pas un tapis de danse qui attire le premier le regard de Ryan, mais une tignasse blonde lui tournant le dos, penchée sur une borne d'arcade. Et, entre nous, Ryan, trop occupé à courir, n'a jamais touché à une borne d'arcade de sa vie et est probablement l'adolescent le plus ignare en terme de jeux vidéo que la Terre ait jamais porté, mais tout cela lui semble tout à coup très intéressant et surtout potentiellement amusant. Sa première réaction, logique et censée, est donc de se faufiler rapidement vers cette borne d'arcade. Sans bruit, pour ne pas déranger la tignasse blond-soleil.

Silencieusement, il tente d'observer au dessus de l'épaule du joueur ce qu'il se passe sur l'écran. Tente, parce qu'il est en réalité trop petit et doit se pencher sur le côté pour apercevoir le jeu et essayer d'en comprendre le but. Il est à peu près certain qu'on lui en a déjà parlé, de ce jeu, mais ça ne l'empêche pas de ne pas avoir la moindre idée de ce que l'autre lycéen fait, son espèce de pistolet à la main, et... oh mon dieu, vient-il de tuer quelque chose ?

« Yes ! Génial ! Bien joué, Bro ! »

Et c'est à ce moment là, à cet instant précis, après avoir crié de joie et assené une grande claque dans le dos d'un éventuel inconnu, que Ryan se rend compte de deux choses. La première, c'est qu'il n'est pas totalement sûr que ce soit bien un ennemi qui est mort. La seconde, c'est qu'absorbé par l'écran, il en a oublié de regarder le visage dudit Bro.

Oups ?


Dernière édition par Ryan Kane le Dim 8 Sep - 18:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Pixels et tourbillons ! [PV Katsuya]   Mar 20 Aoû - 16:36

Être seul. Se procurer de l’alcool. Ne pas penser aux conséquences. Rester sur sa première décision. Aussi stupide soit-elle. Utiliser son don à tort et à travers. Enfreindre ses principes. Violer les lois. Être découragé. Avoir besoin d’un remontant. Repousser au loin les souvenirs. Crier sur les toits. Se vider la tête rien qu’un instant. Embrasser ce liquide. Boire jusqu’à plus soif. Être seul. Pleurer silencieusement. Terminer la bouteille. S’en resservir une. S’arrêter. Avoir la tête qui tourne. Être dans une bulle. User de son don. Encore et encore. Se sentir minable. Partir. Rentrer. Être violent. Saccager sa chambre. Renverser les CDs. Briser les cadres photos. Se prendre la tête entre les mains. Tenter de se calmer. Jeter ses livres contre le mur. Faire du bruit. Être seul. S’enrouler dans sa couette. Tomber par terre. Ouvrir les yeux. Maudire la lumière. Supporter son poids. L’éteindre. Finir par s’endormir. Être seul.

Oui. Seul. Toujours seul. Etrangement seul. Entouré mais seul. L’alcool ne sert à rien. C’est à ce moment-là que la douleur est plus vive que tout. A cet instant que l’on a envie de se frapper la tête contre le mur en espérant que les idées se replacent correctement dans cette dernière. Qu’on en perde la mémoire. Que quelque chose se passe. Mais il n’y a rien d’autre que la solitude qui reste et qui envahit le corps, petit à petit. Elle s’insinue dans l’esprit et le tourmente de sa narquoise voix. Elle souffle dans l’oreille des choses inimaginables. Des horreurs incroyables. Incroyablement tentatrice. Alors on s’y reprend à vouloir faire taire cette voix. Être en paix. Et être plus seul que jamais. Mais malgré la solitude, on se sent tout de suite bien mieux. Apaisé. Soulagé. Seul. Cependant certain. Oui, sûr d’être le seul dans son esprit. Le maître.

L’alcool est toujours présent dans les veines. Il le sera pendant encore un long moment. Un regard vers le réveil matin qui a survécu à la violence relâchée indique… Non, absolument rien. C’est trop flou pour y voir quelque chose. Incertain. Le silence pesant se fait de plus en plus lourd et agace. L’envie de bouger étreint peu à peu, sauf que la peur de recracher tout ce qui a été ingurgité dans la journée se fait également sentir. Ça ne sert à rien. C’est un besoin. Tant pis si l’on ne bouge pas directement. Il faut le voir. Les mouvements. L’action. Le sang. Tout ce qui fera garder les pieds sur terre. La violence à contenir en soi. La réponse apparait d’un seul coup. La seule façon de voir cela, ce sont les jeux vidéo. Il y a les films, certes, mais ça ne se contrôle pas. Un sourire.

Une porte se claque, une seconde, des pas pressés sur le sol des résidences. Aucune gêne. Ce n’est pas l’heure de dormir. C’est incertain. Malgré la lumière, cela ne reste qu’une supposition. Les pensées se mélangent, les couloirs se ressemblent tous. Une fois à la lumière du jour, les yeux se ferment, ne s’y attendant pas. La main est utilisée comme visière. La marche reprend, tanguant un peu, mais parvient à destination après quelques pauses pour se retenir de vomir au beau milieu de la cour. La porte de la salle s’ouvre et fait place à l’émerveillement d’un instant. Les regards se perdent, ici et là, ne sachant plus où en donner de la tête. La joie remplace l’amertume de la solitude. La question se pose tout de même : pour combien de temps cela durera-t-il ? Pour le moment, le dévolu est jeté sur une borne d’arcade assez familière.

« Yes ! Génial ! Bien joué, Bro ! »

Un regard étonnamment rouge et brûlant mais sans la moindre trace d’animosité se tourne vers celui qui a parlé, en plus d’avoir claqué le dos. Recherche dans les souvenirs, sans résultat. Cette personne est un total inconnu. C’est incertain, une fois de plus. L’effet de l’alcool est là, très présent, cela se sent, cela se voit sans doute, et ça n’aide en rien. Une esquisse de sourire se dessine sur le visage fatigué et las. Terriblement las. Toujours incertain. La réaction se fait attendre. Les yeux se contentent d’observer l’apparemment étranger qui n’a de toute évidence pas fait très attention à ce qu’il faisait. Cela ne fait rien. Cela ne dérange en rien. Dans un soupir inaudible, la partie se termine sur un échec cuisant. Le personnage est décédé, tué par des zombies, mangé, puis transformé en l’un d’eux. L’écran se teinte de rouge en affichant le connu Game Over.

« … J’ai perdu. (Le regard revient à l’autre adolescent, et la main lui tend le faux pistolet.) Tu veux essayer, peut-être ? »
Revenir en haut Aller en bas
Je suis
Sportif
avatarMessages : 23
Date d'inscription : 03/08/2013
Age : 23

+ d'infos :
Âge: 16 ans
Métier: Employé au fast food
Infos:
Sportif

MessageSujet: Re: Pixels et tourbillons ! [PV Katsuya]   Lun 9 Sep - 0:12


« J'ai perdu. »

Hoquet embarrassé. Ryan se gifle mentalement. Surgir par surprise, comme ça, ruiner les efforts d'un honnête lycéen... Mais quel idiot, quel idiot ! Il sent ses joues s'empourprer, d'un rouge sans doute plus doux que le carmin piquant des yeux fatigués qui l'observent. À travers ses verres teintés de bleu, il lui rend son regard. Ce grand blond lumineux, il l'a déjà aperçu plusieurs fois – peut-être même au club de sport, bien qu'il n'en soit pas sûr. Son nom, par contre, c'est une autre histoire.

« Tu veux essayer, peut-être ? »

Ryan sursaute légèrement. Ses yeux se baissent vers le faux pistolet tendu vers lui. Un sourire éclaire son visage. La gêne fait place à la curiosité. À l'excitation d'un enfant qui reçoit un nouveau jouet. Une fois l'arme en main, il sait qu'il n'aura pas la moindre idée de ce qu'il sera censé en faire, il sera sûrement ridicule, mais en fait, ce n'est pas grave. C'est de la nouveauté, c'est un flingue, et c'est la classe.

« … Ouais, ok ! Avec plaisir. »

D'un geste rapide, Ryan ôte ses bésicles, en effleure le verre du bout des doigts - imperceptiblement, le bleu devient un peu plus sombre, et, pour la première fois, Ryan a la sensation d'avoir un pouvoir utile à la société -, se saisit avec joie du pistolet, et, faisant claquer sa langue d'un air réprobateur, y substitue lesdites lunettes, qu'il glisse de force dans la main de l'autre lycéen.

« Tiens. Tu vas voir, c'est reposant. »

Parce que sans rire, mec, tu me rappelles ma dernière conjonctivite.

Et Ryan n'ajoute rien de plus. Il ne cherche pas à savoir s'il s'agit effectivement d'une conjonctivite, de l'effet des jeux vidéos – auquel cas il prie pour le salut de ses globes oculaires – ou d'autre chose. Il se contente de se détourner prestement et de faire mine d'être absorbé par l'écran menu.

« De toutes façons, elles risquent de me gêner pour jouer. »

Il marmonne, il bafouille. Il essaye de ne croiser le regard de personne. Ses yeux à lui, il n'a plus l'habitude de les montrer. Oh, ils n'ont rien de spéciaux ! Ni pupille extra-terrestre,  ni fragilité particulière. Mais ils sont accoutumés à voir le monde à travers des verres bleus ou vert ou jaune ou rouge. Ses lunettes, il les met en se levant et les enlève en se couchant. C'est comme ça, depuis des années, et là, ses yeux sont tout nus, et le monde est trop clair.

Ce qu'il ne faut pas faire, pour une bonne action.

Et ce qu'il ne faut pas faire, sous le coup d'une motivation subite et irréfléchie. L'arme à la main et le sentiment d'être un cosmonaute à qui l'on aurait confié une raquette de tennis au ventre, Ryan sait qu'il va devoir lancer le jeu, mais il émet quelques doutes quant aux chances de survie de sa dignité une fois qu'il l'aura fait. Sans rire. Quel est le but de ce truc, d'ailleurs ?

« Hmm, Bro, ne ris pas mais... »

Il a oublié de décliner son identité, n'a donc pas invité le Bro à en faire de même, et maintenant, Bro n'a pas de nom. C'est juste le bro blond des jeux vidéos.

« Je me doute que je vais devoir tirer sur quelque chose, ajoute-t-il d'un ton léger en désignant son arme factice d'un geste du menton, les yeux toujours rivés sur l'écran, mais comment... Que suis-je censé faire, au juste ? »

Rester noble, rester digne. Rester classe. C'est important.
    
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Pixels et tourbillons ! [PV Katsuya]   Ven 13 Sep - 6:13

La bouche s’était ouverte et avait laissé s’échapper quelques paroles, incertain d’en comprendre le sens, et pourtant cela n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd, l’étranger avait parfaitement saisi malgré la voix légèrement enroué et doucement rauque. C’est une chose tout à fait inhabituelle à vrai dire. En temps normal, le ton est joueur, taquin, amusé, enjoué. Parfois un peu bas, incertain, d’autres plus fort, un peu rauque comme maintenant, agacé, ennuyé. Là c’est un nouveau ton, un timbre inconnu, qu’on ne voit que rarement. Oui, c’est lorsque la raison est perdu, que le corps est rempli de ce liquide tentateur, et qui n’a souvent pas bon contrecoup. Pour le moment, il n’y a que lassitude comme émotion présente. Lassitude et absence totale. La raison s’est envolée. La solitude a juste laissé un goût amer dans la bouche. La colère est prête à revenir, brûlant doucement le bas-ventre, tentatrice, destructrice.

L’ennui d’avoir perdu devrait également être présent, si c’était un jour comme un autre, ça le serait. La voix se serait faite grondante mais pas menaçante. Sauf qu’il n’y a rien. Le vide est grand, ne demandant qu’à être comblé d’une quelconque manière. Pourtant, même la façon habituelle, celle que de finir dans des lits parfois inconnus, ne tente pas, elle est repoussée, car elle blesse d’avantage en cette journée ensoleillée. En même temps, elle manque cruellement. Elle est désirée tout en était éloignée. Car l’alcool et le sexe ne font jamais bon ménages ensemble. Et l’Homme se connait. Il sait ce dont il est capable une fois sous l’emprise de l’alcool. Il sait que de mauvaises choses arrivent à en abuser. Il sait et pourtant il fait. L’Homme est par définition un pêcheur. Il sait que cela le fait courir à sa perte, et il poursuit son chemin !

De la main est retiré l’objet, remplacé par un autre d’une toute autre forme. Une arme contre une paire de lunette aux verres teintés. Ce n’est pas très équitable, mais qu’importe. L’oreille écoute distraitement les paroles de l’étranger, qui est tout de même un copain blond. Les yeux se baissent pour fixer ce qui lui a été donné avec une merveilleuse excuse, puis après de longues secondes à peser le pour et le contre, les doigts s’affairent à placer l’objet sur le nez correctement, le champ de vision se retrouvant soudainement bien moins lumineux, et beaucoup plus… reposant, comme il le lui avait dit. Au moins n’avait-il pas menti sur cela, et la reconnaissance arrive une petite seconde avant de s’évanouir comme elle était arrivée. Peu importe. Les yeux restent faibles, rouges, abîmés, éteints. Peut-être même vitreux, mais avec les lunettes devant, c’est difficile à dire. Les sourcils se froncent.

Avant que le jeune homme qui vient de prendre place devant la borne d’arcade, pistolet en main, ne soit là, rien autour n’avait d’importance, d’intérêt. La seule chose que les yeux voyaient, que les oreilles entendaient, que les mains touchaient, que le nez sentait, c’était ce qui était désiré. Tout le reste était plongé dans la lumière assommante, il n’y avait que le vide, mais voilà que tiré des songes, du petit monde privé, descendu des nuages, il faut faire face à la réalité, à la vraie vie, à ce qui entoure, ce qui est présent. D’un seul coup, tout ce qui avait été refusé de voir et d’entendre arrive de plein fouet, beaucoup trop d’information d’un coup. Le corps est pris de vertige, mais mis à part un léger pas en avant empêchant de tomber au sol, rien est fait. Le visage reste à la fois dur et impassible.

La main se pose sur le bord de la borne, s’y appuyant, pour garder l’équilibre, pour ne pas inquiéter inutilement, alerter stupidement. Le jeune blond interpelle, le visage tourné vers l’écran où s’affiche différentes options, demandant quoi faire d’un air presque sérieux, qui est trouvé comique, qui soutire un léger sourire malgré les lèvres pincées. La raison échappe, elle n’a jamais été là, pas depuis que l’alcool est présent. Alors cela se laisse aller. Oui, le corps s’approche de l’autre, en quête de chaleur et d’un appui, alors les bras entourent les hanches du blond qui a l’air d’apprécier le mot « bro ». Sans s’inquiéter de rien, sans se poser de question, sans gêne. Le corps se colle contre le sien, le torse contre le dos de l’autre qui doit sûrement se demander ce qui se passe. La tête se pose sur l’épaule, les lèvres entrouvertes lâchent un soupir.

« Tuer les zombies avant de se faire manger et d’en devenir un à son tour… Rien de bien compliqué, tout ce qui apparait à l’écran, tu le descends. (Les paupières s’abaissent lentement, la voix termine son apparition en douceur, plus bas) Tu peux le faire. »
Revenir en haut Aller en bas
Je suis
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Pixels et tourbillons ! [PV Katsuya]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Pixels et tourbillons ! [PV Katsuya]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Votre avatar ! X3
» Recherche d'avatar
» Aide pour mettre un avatar ou une bannière
» redimmensionner les photos
» Takumi & Fille

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Académie Hōtōna :: Salle d'attente :: Corbeille :: Les RPs-