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La poupée maudite. - Event Halloween.

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 Pikachu est fatigué, mais continue de produire de l'électricité ! [PV Iroai]

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MessageSujet: Pikachu est fatigué, mais continue de produire de l'électricité ! [PV Iroai]   Mer 14 Aoû - 22:04

Feat. Iroai S. Kisaragii

&


Le casque sur les oreilles, mes doigts glissent sur les touches blanches et noires de mon piano, exécutant ainsi une belle mélodie, puis je m’arrête encore une fois en grimaçant. Quelque chose me dérange dans la partition, et ne pas savoir quoi m’énerve au plus haut point. J’attrape l’ongle de mon pouce entre mes lèvres et le mordille tout en réfléchissant, les yeux rivés sur ma feuille marqué de partout, à un point qu’il en est difficile de lire les inscriptions. J’attrape néanmoins mon crayon et inscris quelques notes en plus sur ma feuille qui ne me sert plus à rien. Je décide de l’écrabouiller et la jette dans ma poubelle : panier ! Je soupire en me laissant aller contre le dossier de ma chaise, me frottant l’arête du nez après avoir retiré mes lunettes que je ne me mets que rarement. Je commence à fatiguer mais je suis loin d’avoir fini.
J’observe un instant mon plafond, me laissant submerger par de multiples pensées. Je cherche une réponse à ma question. Comment faire pour que cette musique soit comme je le désire ? Je la veux à son image. Je veux que l’on sente la joie en émaner, ainsi que l’innocence, la naïveté qu’on apprécie. Et pourtant tout ce que je récolte, c’est une mélodie un peu trop dynamique, et qui vers le milieu fait ressortir une autre émotion qui n’aurait pas dû se trouver là. Je me maudis moi-même un petit moment et finis par poser mon regard sur ma poubelle, où j’ai jeté ma feuille. Je repense à mon geste. Contrôlé, réfléchit, juste. Un beau tir en soit. Je lève les mains et refais le même geste qu’avant, avec un sourire aux lèvres. Cela faisait effectivement un petit moment que je n’étais pas sorti jouer au basket.
Je retire mon casque de sur ma tête et le pose sur le clavier de mon piano, l’éteignant. Eh non, ce n’est pas un piano à queue ou droit, je n’ai pas la place pour ça dans ma chambre, quand bien même cette dernière est grande. Je n’ai pas encore eu le temps de vraiment m’occuper de la déco et donc elle laisse à désirer ! A savoir mes murs jaune/orange, donnant une impression de chaleur, avec deux trois posters sur le mur en face de mon lit, représentant des groupes de musiques que j’apprécie. A l’opposé de la porte se trouve donc mon bureau, un peu en pagaille je l’avoue, puis à son côté mon fameux piano. Je me lève et m’approche de mon lit, m’accroupissant devant je tire une boite dissimulée en dessous, en retire le couvercle et m’empare d’une main de la grosse balle ronde et orange.
Je commence à jouer avec, le faisant passer d’une main à l’autre, le regard scintillant et le sourire aux lèvres. Je finis par m’allonger à même le sol, même si mon lit est juste là, et fais tourner la balle sur mon index, tentant de l’y garder le plus longtemps possible. Je me laisse aller à mes rêveries, pour me retrouver quelques mois plus tôt, échangeant des passes avec des amis sur un terrain de basket. J’ai l’impression que cela fait des siècles que je n’ai pas touché à un ballon, et je ne peux pas nier le fait que cela me manque horriblement. Au même moment où je pousse un soupir désespéré, la porte de ma chambre s’ouvre sur des jambes couvertes d’un pantalon noir. J’hausse un sourcil, puis lève la tête pour voir mon cher ami et colocataire qui me regarde comme une bête curieuse. Bah quoi ?

« Katsuya ? Tu es déjà debout ?
- J’ai l’air debout ? Je tente de plaisanter, mais son regard sérieux m’inquiète.
- J’espère que tu n’as pas oublié qu’aujourd’hui…
- Quoi ? On a quelque chose de prévu ? Pis il est quelle heure au fait ?
- 7h27, et c’est la rentrée. En gros, on a cours, dans une demi-heure. »

Bordel de merde. Je regarde Kazuki comme s’il m’avait avoué être un démon et qui plus est prince des enfers. Oui, ma réaction aurait été la même. Bouche grande ouverte, lâchant le ballon qui roula sur le parquet, les yeux exorbités. Bordel de merde. C’était la rentrée, et moi je venais de passer une nuit blanche à bosser sur une partition que je n’ai, au final, pas réussi à terminer, même de moitié. Je me tape le front avec une main en me traitant d’imbécile et prévient Kazuki que je me prépare, qu’il ne m’attende pas sinon il serait en retard par ma faute. Ce que je ne souhaite pas, ni pour lui, ni pour moi. J’ai de la chance de l’avoir dans ma chambre, car il est toujours là pour me rappeler quelque chose que j’oublie.
Il ferme la porte puis je me remets sur mes deux pieds et cherche mon uniforme dans mon armoire, qui est juste en dessous de mes posters. Une fois ce dernier enfilé – je laisse la veste sur mon lit, jugeant qu’il fait trop chaud pour la porter – et sors de ma chambre pour me diriger en vitesse dans la salle de bain pour vérifier que je n’ai pas une sale gueule et que je suis un minimum présentable pour me rendre en cours. Je constate d’horribles cernes sous mes yeux à leur summum du doré, ce qui est plutôt rare. La plupart du temps, ils sont plus orangés, me donnant un regard d’affamé, de carnivore. Or là, il n’y a plus que de l’or liquide, me donnant un air plus doux, plus pacifique ? En tout cas, bien moins dynamique qu’à l’habituel. Bref, j’ai pas l’air très en forme.
Avant de me rendre en classe, je n’oublie pas d’emporter avec moi mon sac de cours et constate qu’à l’entrée du lycée m’attend mon ami. Je lui adresse un sourire et nous nous rendons ensemble en classe. Même chambre, même classe. Si ça c’est pas génial ! Et je dois avouer que je suis bien content qu’il m’est attendu, parce que j’ai oublié mon emploi du temps, boulet que je suis. Donc obligé de le suivre comme un petit toutou, mais au moins j’ai l’occasion de lui parler de mon problème avec cette musique qui m’agace parce que je n’arrive pas à l’écrire et lui donner les sentiments que je veux qu’elle ait et que ceux qui l’écouteront à l’avenir les ressentent. C’est très frustrant pour moi et cela m’empêche de dormir tellement j’y réfléchis, donc cette nuit j’avais prévu de rester un bon moment dessus, mais du coup j’ai pas dormi.

Pendant les cours du matin, je lutte pour ne pas m’endormir, ce qui ne ferait absolument pas bonne image le premier jour de cours, et je suis aidé car à chaque fois mes voisins de tables me donnent des coups de coude lorsque je ferme les yeux plus de deux secondes. A croire que Kazuki leur a tous passé le mot. Je le regarde, deux places devant moi, trop loin pour que je puisse lui parler. Tant pis. Je me console en me disant qu’il m’a promis de réfléchir à mon souci du moment et de m’aider dès qu’il aura trouvé quelque chose. D’ici là, je patiente, et tente vainement de me concentrer sur le cours qui malheureusement ne m’intéresse guère. Je suis mal barré. Je pousse un soupir et regarde mon cahier vierge. Aucune note. Pour faire semblant d’écrire, j’attrape mon crayon et dessine tout ce qui me passe par la tête.
Puis voilà enfin le bonheur d’entendre la sonnerie retentir dans ton l’établissement, marquant ainsi de sa fabuleuse mélodie stridente la fin des cours du matin et la pause du midi : le déjeuner. Dans ma précipitation ce matin, je n’avais pas eu le temps de manger un bout, donc là tout de suite, je tuerais pour quelque chose à me mettre sous la dent. Mais avant de commettre un meurtre, je cherche Kazuki. Il s’est envolé comme une flèche à la fin du cours et je l’ai perdu de vue. Je suis déjà lent de nature pour ranger mes affaires, mais fatigué comme je le suis, c’est encore pire. Je suis un escargot qui baille en descendant les escaliers, manquant d’en rater une et de se faire bousculer par manque d’inattention. Je vais mourir avant la fin de cette journée, je le sens venir de loin.
Comme je suis quelqu’un de très prisé et adoré – les cours viennent de commencer et je suis déjà connu dans pratiquement toute l’école, je ne sais pas si je dois m’en réjouir – je ne peux pas passer un déjeuner tranquille et en silence. Je ne pense pas que les filles réunies autour de moi savent ce que ce mot veut dire. Je pousse un soupir lorsqu’une demoiselle, étrangère au groupe, s’approche et quémande à me voir seul. Je sais déjà ce qu’il va se passer, c’est évident en plus d’être habituel. Moi, narcissique ? Absolument pas ! Juste réaliste ! Il faut avouer que je suis plus que beau et… Bon d’accord, je suis narcissique. Juste un peu. Tout petit riquiqui. Puis je baille. Devant la jeune fille bégayante qui tente de me faire sa déclaration. Oui, d’un coup, ça jette un froid. Mais je n’y peux rien, je suis presque mort de fatigue.

La sonnerie retentit à nouveau, et cette fois-ci je l’accueille bien moins bien dans mes oreilles que tout à l’heure. C’est à peine si j’ai eu le temps de manger un petit quelque chose. Je suis certain que mon ventre va crier famine dans moins de deux heures. Je ne suis pas morfale, mais je n’ai pas assez mangé ces derniers temps, voilà tout. Pour le moment, ayant retrouvé pour cher et tendre ami, je le suis pour me rendre au premier cours de l’après-midi, sauf que je me raidis peu à peu lorsque j’écoute d’autres élèves de ma classe discuter du prochain cours en employant des mots comme « tenue » « balle » et « raquette ». Je suis censé m’inquiéter, là, pas vrai ? Eh bien, je n’y manque pas. Je tapote l’épaule de mon ami d’un doigt pour avoir son toute attention.

« Dis, on a quoi comme cours, là ?
- Ah… On a sport. Tu ferais mieux de dire que tu es malade !
- Je vois. Je vais mourir. Je vais définitivement mourir.
- Mais non, ne dis pas ça Katsuya !
- Rappelle-moi le prof qu’on a ?
- Tu vas peut-être mourir finalement.
- Merci vieux.
- Remercie-moi plus tard, je ne serais pas là pour t’aider à survivre ! »

La raison pour laquelle il ne sera pas là pour m’épauler durant ce cours de sport qui attente à ma vie par sa seule présence dans mon emploi du temps est son travail qui lui demande d’être présent aujourd’hui, à la même heure que ce cours. Cette école, ou plutôt académie, accepte ceci et l’encourage même, mais il lui faut tout de même prévenir le professeur pour qu’il ne le marque pas absent injustement. Une fois au gymnase, je l’observe discuter avec l’enseignant qui affiche une expression peu réjouie, puis après un signe de la main, il s’éclipse et me laisse seul face au destin. Cruel destin. Je me vengerais un jour ! Bref, trêves de plaisanteries. Je file au vestiaire avec les autres et m’empare de ma tenue de sport. Je la regarde. Sous toutes les coutures. Puis je me mets à rire, là comme ça, au beau milieu du vestiaire et m’attire tous les regards.

« Putain, c’est quoi ce truc ? »

Ce truc, comme je viens si bien de l’appeler, est ma tenue de sport. Pendant deux secondes, j’ai cru que je m’étais trompé avec un casier féminin, mais non, c’était le bon uniforme. Certains l’ont déjà enfilé. Moi je reste perplexe devant le minishort que je dois porter. Je me tape le front et me décide enfin à me déshabiller pour le mettre. Sérieusement, cette journée va me tuer, autant physiquement que mentalement. Et mon seul ami m’a abandonné au beau milieu de la partie. Quel cruel tour du destin. Vicieux et ignoble. Non, je ne parle pas du minishort qui me moule les fesses comme pas possible. Je prends une grande inspiration et expire doucement. Je ne dois absolument pas regarder les autres, ni même penser aux regards qui se posent sur moi. Sinon je vais faire une connerie. Je sors finalement du vestiaire et me présente en ligne devant le professeur qui nous regarde les uns après les autres. Je vais mourir.
Et ceci n’est pas une pensée futile. Je le pense sérieusement. Car vous savez, moi et le sport, ça ne fait qu’un, c’est comme avec la musique. Une fois commencée, impossible de m’arrêter. Donc j’ai beau être crevé comme un chien, lorsque le cours débute, j’y vais à fond. Les autres élèves et le professeur ne voit que du feu à ma fatigue, j’ai l’air d’être en pleine forme, comme à mon habitude, mais à un moment ou un autre, je finirais par ne plus pouvoir continuer, et je m’écroulerais indubitablement au sol de façon pathétique. Chose que je n’ai pas envie de voir arriver, et certainement pas le premier jour de cours. Alors je me repose sur mon cran et tient debout, le long des interminables heures de sport, mais durant ce laps de temps, une migraine fait son nid dans ma tête. Quand je disais que j’allais mourir.

Fin du cours, je soupire de soulagement, et prévois de sécher mon club. Je dirais que je me suis paumé et voilà. N’importe quelle excuse fera l’affaire. Je ne m’en soucis pas vraiment là tout de suite. La seule chose à laquelle je pense, c’est dormir, parce que j’ai sommeil et que je veux faire taire mon mal de crâne. Retour aux vestiaires, je ne discerne plus très bien ce qui m’entoure et sens que je ne vais pas tarder à m’évanouir, alors je grouille mon derrière et le pose ensuite sur le banc qui traverse la salle et sépare les casiers, posant une main divinement fraiche sur mon front, fermant les yeux quelques instants. Je prends une grande inspiration et expire lentement, cherchant à calmer cette satanée migraine qui a bien trouvé son moment pour pointer le bout de son nez. Je réfléchis un instant puis lève le nez et regarde l’assemblée qui se change contrairement à moi.

« Personne n’aurait de l’aspirine ? »
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