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La poupée maudite. - Event Halloween.

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 Klaus Hurricane ▬ Le pion. [UC]

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MessageSujet: Klaus Hurricane ▬ Le pion. [UC]   Sam 31 Aoû - 2:34

Dossier scolaire de Klaus Hurricane

Fiche d'identité
❝ Je m'appelle Niklaus... Klaus Hurricane.

Nom : Hurricane
Prénom : Klaus de son vrai nom Niklaus
Surnom : Nowaki - à cause de son nom de famille -
Age : 23 ans
Date de naissance : 02 Février
Lieu de naissance : Sol américain.
Groupe : Personnel
Option : Te casser la gueule maintenant ou après ?
Métier : Pion
Pouvoir : Raven Wings
Description du pouvoir : Klaus est un oiseau. Un oiseau de malheur. Un oiseau de mauvais augure. Plus précisément, il peut se voir revêtir l'apparence d'un corbeau, mais ne contrôlant pas entièrement son don, la seule chose qu'il peut en tirer ce sont des ailes aussi sombres que la nuit, et je peux vous assurer que cela ne se fait pas sans douleurs. Une fois ces dernières sorties de ses omoplates, il les maitrise parfaitement, mais le fait qu'elles apparaissent n'est pas toujours de son voulu, ce qui est assez dérangeant.

Caractère
❝ Je suis un peu sûr de moi.


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Physique
❝ Je suis une bombe !


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Histoire
❝ Je suis né un jour d'été.


Madame Hurricane s’empare délicatement de sa tasse et la porte à ses lèvres, goûtant le délicieux nectar après en avoir humé l’alléchante odeur, puis repose la tasse sans un bruit sur la petite assiette prévue à cet effet. Son magnifique regard se tourne un instant vers deux enfants qui s’amusent ensemble et un splendide sourire naît sur son visage. Ils sont là, insouciants, cherchant à s’attraper l’un l’autre dans le jeu si connu du chat et de la souris. Les rires fusent, cristallins, et parfois celui de la jeune femme se rejoint au leur, créant une harmonie parfaite de joie. Une grande dame s’avance vers eux, sur son visage l’on peut apercevoir quelques rides démontrant son âge avancé. Un sourire amusé trône sur ses lèvres pleines, elle s’adresse à la jeune femme qui regarde ses deux enfants en s’asseyant à son côté.

« J’ai appris de votre mari que vous alliez avoir un troisième enfant ? Toutes mes félicitations pour cette nouvelle naissance.
- C’est exact, je vous en remercie. Je compte l’appeler Niklaus si c’est un garçon, comme feu mon grand-père. Un homme bon et généreux.
- Je suis certaine que votre enfant aura toute votre sagesse et votre bonté, madame. »

La jeune femme lui adresse un sourire puis baisse son regard sur son ventre en passant une main douce sur celui-ci. Pour le moment, il n’y a qu’une légère bosse, cela ne fait qu’un mois après tout. Elle est très heureuse d’avoir cet enfant, quand bien même en a-t-elle déjà deux autres. Elle l’aimera autant que les deux autres petits. Cet enfant pouvait bien avoir les yeux rouges et ressembler à un vampire que cela ne la dérangera en rien. Il est la chair de sa chair et c’est tout ce qui compte pour elle. Elle caresse son ventre avec un petit air songeur et un doux sourire. Elle n’avait qu’une hâte : que les huit mois restant passent d’un éclair pour voir le poupin naitre.

OoO

L’enfant est dans les bras de sa mère qui le berce, elle lui baise tendrement le front et chantonne un peu pour l’aider à s’endormir. Le bébé finit par fermer les yeux et se laisser glisser dans les bras de Morphée bien que ceux de sa chère mère soit très confortables. La jeune femme ne le bouge pas de là, continuant à le bercer fermant elle-même les yeux sans pour autant s’endormir, mais son activité est interrompue par une tierce personne pénétrant dans la salle d’hôpital et s’approche du lit, posant son derrière sur le bord de ce dernier et venant embrasser sa tendre épouse ainsi que son enfant qu’il regarde avec tendresse.

« Il est très calme par rapport à ses grands-frères, tu ne trouves pas ?
- Oui, tu as raison. C’est à peine s’il pleure.
- Il ne sera pas difficile, c’est une bonne chose ! »

Le couple se met à rire ensemble, doucement pour ne pas réveiller le petit bébé qui dort paisiblement. Le vœu de la nouvelle maman – pour la troisième fois – s’était réalisé, elle n’a pas vu passer ces huit mois d’attente et le bébé est enfin dans ses bras et non plus dans son ventre qui peut désormais se reposer, la jeune femme ne souhaitant pas avoir un enfant de plus, trouvant cela suffisant d’avoir trois garçons. Bien sûr, elle aurait aimé avoir une petite fille aussi mais elle fait avec ce qu’elle a et est très heureuse de cette façon. L’homme l’embrasse une dernière fois avant de s’éclipser après avoir pris le bébé dans ses bras un instant et l’avoir mis dans son berceau pour laisser sa femme se reposer un peu.

OoO

Le jeune enfant prend une grande inspiration, expire doucement, et pose ses longs doigts droits sur les touches blanches et noires, puis entame sa partition durement travaillée. Les notes se suivent les unes les autres sans qu’aucune ne soit fausse, remplissant l’immense salle de sa magie. Si l’on prête attentivement l’oreille, l’on remarque la tristesse et la déception dans les notes. Oui, le petit pensait sincèrement que sa famille viendrait le voir, c’est un jour important pour lui, mais il ne vit aucun d’eux dans la salle. Les sièges qu’il avait réservés pour eux sont vides. Il n’est néanmoins pas en colère contre eux, il se doute que quelque chose les en a empêché, et c’est cette chose qui le rend triste. Il a un mauvais pressentiment.

Sa prestation se termine. Il s’incline devant l’assemblée puis rejoint les coulisses. Là, un homme vêtu de bleu l’attend, la mine déconfite, annonciateur de mauvaises nouvelles. Avant même que cet homme n’ouvre la bouche, il savait. Il n’est pas si bête que ça, et pour qu’un policier vienne le voir avec une expression pareille, alors que sa famille est absente, il ne peut y avoir qu’une seule raison à cela. C’est une triste vérité qu’il apprend de la bouche de cet inconnu. En un instant, son petit cœur se brise en milliers d’éclats et il résiste, oui il résiste, il ne pleure pas, pas encore, pas devant tous ces gens, il patiente. Mais le policier n’en a pas terminé avec lui, à son plus grand damne pense-t-il en premier, jusqu’à ce que ce dernier lui donne un espoir, mince mais extraordinaire. A l’aide du policier, il file en vitesse à l’hôpital puis se précipite dans la chambre 204 où une plaque a pour inscription « Hurricane ». Il n’y a qu’une seule personne dans la chambre, le patient. L’enfant s’approche doucement du lit avant de se recevoir le regard le plus sombre qu’il n’ait jamais vu.

« Pourquoi es-tu là ?! TOUT EST DE TA FAUTE ! SI TU N’ETAIS PAS VENU AU MONDE, ILS SERAIENT TOUS EN VIE ET ON VIVRAIT TOUS HEUREUX, SANS TOI ! DISPARAIS ! JE NE VEUX PLUS JAMAIS VOIR TA FACE DE CHIEN ! »

Une infirmière suivie d’un médecin entrent et tentent de calmer le grand-frère de Niklaus, l’aîné de la famille. Finalement, il est convié à sortir rapidement de là car il est la source du mal qui ronge son frère. Alors il rentre chez lui où personne ne l’attend, là où il sera seul – ou presque car une nounou a été engagé pour qu’elle le garde le temps qu’ils trouvent quoi faire de cet enfant désormais orphelin. Ce n’est qu’une fois dans sa chambre qu’il se lâche, qu’il fait disparaître ce visage neutre et fait ressortir toute la peine qu’il ressent. Il vient de perdre ses parents, son grand-frère, et l’autre, dernier survivant de leur accident de voiture le déteste plus que tout. Désormais, il est seul. Et cette simple pensée le rend horriblement triste.

OoO

L’enfant âgé de neuf années s’assoit sur son siège et sort un livre du petit sac qu’il a pris avec lui histoire de ne pas trop s’ennuyer durant le voyage quand bien même il peut dormir à la place. Il ne veut pas dormir. Il ne peut pas dormir. Sa tête est encore remplie des mots des adultes, de son grand-frère, de tous les autres qui ne cherchent même pas à le consoler, ou alors de manière trop hypocrite pour que cela change quelque chose à la donne. Il tente de se concentrer sur son livre, en vain. Il abandonne et regarde par le hublot, l’avion décolle enfin du sol. Il se laisse entraîner par cette adrénaline de savoir que l’on est haut dans le ciel parmi les oiseaux, qui eux sont totalement libres et un mince sourire se glisse sur ses lèvres.

Il ferme les yeux et se laisse aller, fredonnant un peu la berceuse que sa chère mère lui chantait tous les soirs jusqu’à ce qu’il soit en mesure de s’endormir sans histoire. Aujourd’hui, elle n’est plus là. Ni elle, ni son père, ni son frère. Seulement cet adolescent qui le haït et lui-même. Ils auraient pu reconstruire une famille en étant que deux, se serrer les coudes et passer outre cette épreuve. Mais non. Il est seul. Lorsqu’on lui a parlé de son nouveau foyer, il a protesté de sa voix calme, peut-être trop calme. Il devrait vivre avec ce frère qui ne le considère plus comme tel. Cela serait beaucoup trop difficile. Il ne veut pas. Il ne peut pas. Son frère le lui a bien dit, il ne doit plus se montrer devant lui. Alors il est envoyé ailleurs, loin de son grand-frère, loin de sa ville, dans un autre continent, un autre pays. Le Japon.

Il sait qu’ils pensent tous qu’il est insensible, qu’il se fiche de ce qui est arrivé à sa famille, que c’est sa faute. Il l’a tellement entendu. Ils ont sans doute oublié qu’il était lui aussi, aux funérailles. Ou bien l’ont-ils fait exprès. Il est également possible qu’ils pensent qu’étant un enfant, il ne comprendra pas ce qu’ils disent. Les adultes sont idiots, hypocrites, méchants. C’est tout ce qu’a retenu l’enfant de cette journée atroce. Ils ne se rendent pas compte de la douleur qu’il cache, et s’il le fait, c’est justement pour cette famille, pour son père qu’il veut rendre fier, pour sa mère qui lui a dit d’être fort, pour son frère qu’il aime. Il veut chérir cette vie. Mais comment faire lorsque les adultes vous traitent de cette manière et que le dernier membre de votre famille vous déteste ? Il est perdu. Le pauvre enfant n’a jamais désiré tout cela. Ses larmes se mettent à couler sur ses joues pâles et son visage sans vie.

OoO

Un soupir lui échappe, il lui est impossible de se concentrer avec un vacarme pareil à côté, alors il pose son pinceau sur le rebord du trépied, abandonnant sa toile pour un temps. Il se lève et s’approche de la porte coulissante mais ce qu’il entend le fait s’arrêter devant cette dernière, la main levée pour attraper la poignée stoppée dans son action. Son nouveau foyer, composé de sa grande tante, oncle et tout le tralala, du côté de son père, le traite comme un étranger – ce qu’il est certes mais cela est pire que ce que le mot entend. Malgré le fait que cela ne fasse que deux ans qu’il est ici maintenant, il ne fait toujours pas parti de la famille, et il comprend plutôt bien le japonais bien qu’il ne le parle que peu, de peur d’écorcher un mot et de dire une bêtise sans le vouloir.

Encore. Ils le disent encore. C’est sa faute. Oui, de sa faute s’ils sont morts. Il ne devrait pas exister de ce qu’ils disent. Ce n’est qu’un fardeau pour eux et s’ils le pouvaient, ils le vendraient, même pour une somme misérable. Ils se fichent de lui. Il n’est strictement rien. Il prend des airs supérieurs parce qu’il a gagné un concours de jeune interprète et qu’il est doué muni d’un pinceau. Une espèce de petit génie en soit. Ledit génie ne le perçoit pas de cette façon. Il est blessé des dires de cette famille qu’il ne considère pas comme étant la sienne et cela ne sera sûrement jamais le cas. La porte s’ouvre soudainement sur lui qui ne s’y attendait pas, il sursaute et se fait de suite disputé car il est sur le chemin. Comme d’habitude. La femme dépose les affaires qu’elle portait et se retire de sa chambre, lui retourne à sa peinture.

A peu près une heure après, la porte s’ouvre à nouveau, une voix gronde de façon féroce mais le garçon ne bouge pas, il continue de passer son pinceau sur sa toile, extrêmement concentré sur sa tâche. La voix s’élève à nouveau et les pas se rapprochent mais pas énormément. Il en a assez, ça l’a déconcentré l’espace d’une seconde et il a raté. Il se mord la lèvre en fulminant silencieusement, il l’a toujours été donc il ne voit pas de raison de ne plus l’être maintenant. La voix recommence, ça l’énerve d’avantage, il ne fait que tourner la tête lentement et de poser son regard écarlate sur la personne. Celle-ci déchante immédiatement, frissonnant de tout son être en croisant ce regard pourpre. La porte se referme derrière elle et elle exprime sa peur envers lui, ce petit enfant malheureux, et qu’elle désire le faire partir d’ici le plus vite possible. Malheureusement pour elle – ainsi que pour lui qui désire la même chose – il va falloir attendre pour cela.

OoO

Le pré-adolescent ouvre ses yeux rouges sang sur le ciel d’un bleu impressionnant avec seulement quelques nuages de présent en cette belle journée. Il s’amuse à leur imaginer différentes formes plus ou moins étranges et drôles. Les mains placées sous sa tête en guise d’oreiller, il est allongé sur le toit de son collège. Il ne lui reste plus que cinq années à attendre avant d’atteindre sa majorité et pouvoir prendre ses bagages – pour le peu d’affaire qu’il possède – et partir loin d’ici. Il lève une main vers le ciel et dissimule le soleil derrière ses doigts, un mince sourire étirant ses lèvres, il tente de l’attraper, tout comme le vent, mais ce dernier lui file entre les doigts. Soudainement, il lâche un petit gémissement de douleur et se recroqueville sur lui-même en position fœtal.

Cela lui arrive de plus en plus souvent. Des douleurs se font sentir sans raison dans tout son corps, plus fréquemment du côté de ses omoplates et alors il se tord de douleur et attend ainsi que cela passe et qu’il redevienne maître de lui-même, ce qui survient généralement après quelques minutes, ce qui, il faut l’avouer, est assez éprouvant. Mais cette fois-ci c’est plus intense, plus douloureux, plus long. Sa voix fuse et lâche d’horrible cri alors que ses yeux semblent vouloir sortir de leurs orbites. C’est si douloureux qu’il veut mourir, là tout de suite. Qu’on l’achève ! Qu’on fasse taire ses souffrances ! Qu’on l’aide ! Une petite voix lui souffle de mettre fin lui-même à ses souffrances, et ayant une faible volonté et surtout étant si petit pour comprendre qu’il ne doit pas l’écouter, il le fait. Il s’approche du bord, ignore la douleur, escalade le grillage, jette un regard au magnifique ciel dans lequel il souhaite voler et saute de bord du toit.

Mais il ne tombe même pas. Ses prières ont été exaucées. De ses propres ailes, il vole parmi les oiseaux. De sa souffrance, il a été libéré. Désormais, il se sent plus libre que jamais. Il ferme les yeux et se laisse porter par le vent, suivant le son des ailes, et se sent très l’aise dans les airs, un endroit qu’il n’aurait normalement jamais dû accéder mais qui à cet instant est une réalité impressionnante et extrêmement jouissif. Il prend du temps à reprendre pied sur terre – dans tous les sens du terme – et se repose à l’endroit où les douleurs ont débuté en cette journée qui avait pourtant débuté comme toutes les autres. Sauf que lorsque le soir viendra, il saura quoi faire, à la place de regarder par la fenêtre les oiseaux voler librement. Il pourra se fondre dans la masse et de ses ailes sombres explorer le ciel. Il vit un rêve éveillé, chose que n’importe quel autre homme aurait voulue. Et il doit en garder le silence, il le sait. Il n’y a que lui, et lui seul qui sait qu’il est spécial.

OoO

Il est là, à attendre sagement que la jeune fille devant lui se décide à parler et à, enfin, déclarer sa flamme à la place de tourner autour du pot et à triturer ses mèches de cheveux en regardant au sol. Lui, maintenant âgé de 15 ans, avait un peu changé – juste un peu, hein – et a tendance à devenir blasé sur quelque chose en moins de deux. Donc là, la petite demoiselle avait intérêt à trouver sa langue et rapidement sinon il partirait sans demander son reste en la laissant plantée là comme une idiote – qu’elle est selon lui. Il lâche un soupir de soulagement lorsqu’elle se décide à parler. Elle lui dévoile ses sentiments et veut sortir avec lui. Il n’écarquille pas les yeux, il ne semble pas surpris, il ne prend pas non plus la grosse tête, en fait il s’en fiche et s’y attendait depuis un moment. Alors, sa réponse déjà toute préparée suivit directement après.

« Désolé, je ne peux pas sortir avec toi. Je suis gay. »

Ce n’est ni un mensonge, ni la vérité. Il ne s’est jamais vraiment questionné sur le sujet, et se place donc entre les deux. Mais il sait que s’il refuse simplement ses sentiments, elle reviendra à la charge. S’il lui dit être déjà avec quelqu’un, elle voudra savoir qui et il se retrouvera dans la mouise. La meilleure option reste donc à se faire passer pour un homosexuel, ce qui ne le gêne en rien. Il garde un visage impassible en disant cela, puis tourne les talons et retourne vaquer à ses occupations, laissant finalement là, la jeune fille totalement déboussolée et surprise. Peut-être dégoûtée ? Il s’en fiche, ce ne sont pas ses affaires, et ne pas s’immiscer dans celles des autres, il a appris à faire vu dans quel endroit il vit et avec qui, surtout.

Mais comme cette jeune fille est une lumière, elle a vu claire dans son jeu. Alors il se retrouve une nouvelle fois confronté à une personne souhaitant lui faire part de ses sentiments à son égard. Sauf que ce qui diffère de l’autre fois, c’est qu’il s’agit d’un garçon. Le meilleur ami de l’autre fille, il le sait, il les a vus parler ensemble assez souvent bien qu’il fasse rarement attention aux autres. Et puis, il n’est pas stupide. Lui faire ce coup-là le jour suivant le rejet de la fille, c’est fort. Surtout lorsque cette dernière se trouve cachée derrière un mur non-loin d’eux. Il est tout, sauf stupide. Et étant soi-disant amoureuse de lui, elle aurait dû le savoir. Par contre, même en le connaissant, elle n’aurait pu se douter de ce qui va suivre.

« Nowaki-san, je.. !
- Attends. Si je ne me trompe pas, ce que tu vas dire est assez embarrassant. Tu ne voudrais pas que quelqu’un t’entende, vrai ? Suis-moi, je sais où tu pourras m’en parler avec tranquillité. »

Il tourne les talons et n’attend pas de voir s’il le suit ou non et trace sa route jusqu’aux toilettes des garçons dans son établissement scolaire, juste avant étant dans la cour de récréation. Il s’arrête au centre de la salle et se retourne, se retrouvant nez à nez avec le garçon. Il sourit doucement en coin et le laisse parler. Il lui avoue être amoureux de lui depuis un moment, ce qu’il sait être un mensonge de toute pièce, et il s’approche lentement du garçon qui voulait simplement vérifier si « Nowaki-san » est vraiment gay – ce surnom lui a été donné par un professeur qui n’arrivait pas à prononcer son nom et depuis bon nombre de personne le nomme ainsi.  Il le bloque contre une porte et le fait entrer dans la cabine, fermant ladite porte derrière lui. Il plonge son regard pourpre dans le sien, le faisant frissonner de tout son être.

« Tu voulais savoir si je suis gay ? Eh bien je vais te le faire comprendre. Tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même, tu m’aimes après tout, non ~ ? »

Salaud ? Absolument pas. Juste réaliste – de son avis. Il ne serait pas venu à lui, il ne se serait rien passé et tout irait bien dans le meilleur des mondes. Il sait qu’il est terrifiant lorsqu’il s’y met. Son regard des plus intriguant à tendance à en repousser plus d’un. Malheureusement certaines filles trouvent cela charmant et sont attirées par ça, ce qu’il trouve tout à fait stupide. Il n’est pas un tendre caché derrière un masque de pure haine, il n’est au contraire que colère silencieuse. Et là, déshabillant ce garçon qui n’émet aucune plainte, aucun cri pour se sortir de là, il laisse libre court à cette irritation qu’il ressent à longueur de temps en lui. Ce ne sera pas de sa faute s’il a du mal à marcher ensuite – quoiqu’un peu tout de même.

OoO

Un bruit résonne dans toute la pièce, bourdonne dans les oreilles, fait écarquiller des yeux. Il porte sa main à sa joue rougie par la gifle qu’il vient de recevoir. Ses mèches charbons cachent son regard plus assassin que jamais, il attend de calmer ses pulsions meurtrières avant de tourner son attention vers la femme qui l’héberge à contrecœur. Celle-ci est rouge de rage et d’une humeur massacrante par la faute de l’adolescent. Ce qu’il a fait ce jour-là, dans les toilettes de son collège, est parvenu jusqu’aux oreilles de cette femme – quelqu’un a-t-il cherché à vérifier cela ? Désormais, elle le frappe, parce qu’elle pense que les actes valent mieux que les paroles. Quand bien même est-il d’accord avec elle sur ce point, il faut savoir faire la part des choses, ce qu’elle ne sait évidemment pas faire.

«  Je ne vois pas pourquoi on m’a refilé un pareil garnement ! J’suis certaine que c’est toi qui les a tué tes vieux ! ‘Tain les pauvres. Même ton frère y est passé quoi ! S’ils savaient qu’ils allaient engendrer ça, j’suis sûre qu’elle aurait avorté direct ta salope de mère ! Ah ! »

Je retire ce que j’ai dis. Elle ne pense pas que les actes valent mieux que les paroles, elle préfère user des deux. Ce fut les mots de trop, il s’en ait fallu de peu qu’il lui saute à la gorge et lui fasse comprendre sa façon de penser. Heureusement pour lui, lorsqu’elle a abordé le fait de le faire dégager d’ici, il a sauté sur l’occasion et a joué le garçon malheureux qui se laisse faire. Bonheur que de se retrouver à la rue ? Voyons le bon côté des choses, il n’a plus à subir les vacheries de cette famille qu’il ne considère pas comme étant la sienne. Peu importe le temps qu’il a pu passer à leurs côtés, ils restent de beaux enfoirés à ses yeux de gamin trop mûr pour son âge. Il en a vu des vertes et des pas mûres – surtout des pas mûres si vous voulez mon avis – avec eux, mais aujourd’hui c’est terminé.

Il n’est pas resté très longtemps dehors, et seul. Malgré son jeune âge, ayant une grande taille et un visage plutôt mature, il peut facilement se faire passer pour plus vieux. La façon dont il est sorti de là n’est pas des plus glorieuses – qui irait raconter qu’il s’est prostitué à un autre homme pour pouvoir s’acheter un billet de train ? – mais ce qui compte c’est qu’il a pu le faire. Il a de la suite dans les idées diraient certains, d’autres le diraient irréfléchi, immature, et écœurant. Les deux ont sûrement raison. Franchement, lui n’en a strictement rien à battre de ce que les autres peuvent penser de lui. Il sait ce qu’il veut, et c’est tout ce qui l’importe à ce jour. Il sort du bus qu’il a pris après le train et regarde la ville qu’il a sous les yeux et qui diffère totalement de ce qu’il a vu du Japon pour le moment. Tokyo dans toute sa splendeur.

OoO

Il lâche un long soupir, exaspéré, voir désespéré et balance son pinceau à l’autre bout de la pièce dans un excès d’agacement. Il se prend la tête entre les mains, ignorant la peinture sur ses doigts, et ferme les yeux, inspirant un bon coup. Il n’y arrive plus. Il n’a plus d’inspiration. Il bloque sur une peinture. Et ça ne lui ressemble pas. Cela arrive à tout le monde d’être en panne d’inspiration, il le conçoit, mais pas à lui, pas autant de jours d’affilés. Il en vient à sécher son club de dessin et ses cours d’arts appliqués. Ça ne va plus, et il ne sait pas ce qui le bloque de cette façon. Ce qui est d’autant plus énervant, en plus d’être quelqu’un avec le sang chaud. Ça ne facilite réellement pas la vie, et il sait de quoi il parle le petiot.

Il redresse la tête, traçant sur ses tempes une ligne orange à cause de la peinture sur ses doigts, et laisse son regard carmin se balader par-delà la fenêtre sur l’horizon où brûle le soleil rougeâtre. Le crépuscule. Le même que celui qu’il a tenté de reproduire sur sa toile, sans succès. Ce n’est pas qu’il ne peut pas le dessiner, juste qu’il n’en a pas envie. Il se lève et abandonne la salle ainsi que sa peinture inachevée, laissant ses instruments et même son sac de cours, et traîne dans les couloirs de l’académie Hôtôna où il fait ses études depuis maintenant deux ans. Il a eu beaucoup de chance en réussissant à y être accepté alors qu’il n’avait plus de domicile ni tuteur. Tout ça parce qu’il a un don particulier. Il devrait dessiner ce qu’il imagine lorsqu’il déploie ses ailes, un jour.

Il se stoppe soudainement, au beau milieu d’un couloir, les mains dans les poches, et les yeux grands ouverts. Un son merveilleusement beau parvient à ses oreilles, et hypnotisé il est immédiatement. En plus d’être.. agréablement surpris ? Il ne sait trop quoi penser sur le moment, mais suis son instinct et se poste devant la porte de la salle de musique où il voit à travers la vitre de la porte une jeune fille de son âge assise devant un beau piano au bois sombre. Un magnifique bijou qu’il aimerait pouvoir toucher aussi, mais n’y parvient pas depuis le tragique accident qui avait emporté la presque totalité de sa famille dix ans plus tôt. Ses pensées sont interrompues par une fausse note suivit d’un beau juron de la part de l’inconnue. Il esquisse un sourire et fait coulisser la porte sur le côté, pénétrant dans la salle et révélant sa présence.

« Moi aussi je bloquais souvent à cet endroit.
- Qui t’es toi ?! Tu m’as fichu une de ces frousses ! Pourquoi t’as de la peinture sur la figure ?
- Besoin d’aide pour réussir à maitriser cette partition ?
- Tu… Tu m’aiderais ?
- Pourquoi dirais-je ça sinon ?
- T’es pas un marrant toi hein..
- Je sais. Alors ?
- C’est ok ! Montre-moi ce que tu sais faire ! »

Chose aussitôt dite, aussitôt faite ! Il prend place à côté de la demoiselle sans nom – ce qui ne le préoccupe absolument pas mais qu’il apprendra plus tard, j’ai nommé la délicieuse Sunako – et inspire à fond avant de se lancer dans cette partition qu’il n’a pas rejoué depuis bien longtemps. Il l’exécute à la perfection, faisant rêver la jeune fille à son côté, et c’est ainsi qu’ils vont se lier d’amitié en s’entraînant après les cours et au final simplement traîner ensemble en tant que bons amis. Ils n’ont jamais franchis le cap et n’ont jamais flirté l’un avec l’autre, il n’empêche qu’il l’aime beaucoup mais juste comme une sœur. Elle est celle qu’il n’a jamais eu, et remplace le frère qui l’a renié et celui aujourd’hui décédé. Il n’a cependant jamais su ce qu’il en était pour Sunako. Ils ont, ensemble, eut leur diplôme haut la main et la demoiselle s’est volatilisée juste après ça. Il ne lui en a jamais voulu. Elle lui avait redonné l’inspiration, après tout.

OoO

Il se lève, sort de sa chambre seulement vêtu d’un boxer et baille. Son colocataire est peut-être toujours en train de dormir, il ne sait pas, mais surtout il s’en fiche. Il s’avance vers la cuisine et met en route sa belle machine à café qui lui offre l’énergie de survivre à une journée de plus, ce qui n’est pas rien si vous voulez mon avis. Enfin, entre nous, ça lui évitera surtout de démolir un mur en frappant un pauvre élève parce qu’il est de mauvaise humeur. Il verse le café dans sa tasse – la sienne, je précise – et en boit une gorgée sans faire attention à la température de cette dernière. Il ne grimace même pas, même lorsqu’il se rend compte qu’il a oublié d’y mettre du sucre. C’est le matin, il ne faut pas trop lui en demander. Il repose ensuite sa tasse à moitié-vide et retourne dans sa chambre pour choisir ses vêtements. Rien de trop décontracté, rien qui ne le soit pas non plus. Du rouge, du noir. Habituel. Son clavier numérique trône dans un coin de la pièce au côté de sa panoplie de peintre dont il ne se passe plus. Après le boulot, rien ne vaut un petit moment de détente en tête à tête avec ses précieux loisirs qu’il ne compte plus abandonner.

Une heure après, il est déjà sur sa moto. Ne lui demandez pas de quelle marque elle est, il n’en a pas la moindre idée. Elle est classe, noire, et elle va vite. Rien d’autre ne l’importe. Il sera à l’académie dans peu de temps. Toujours à l’heure pour son travail. Il ne compte pas lâcher cette merveilleuse académie, et même s’il doit supporter des gamins toute la journée, ça ne le dérange pas, parce qu’il aime les gamins doit beaucoup à cet endroit et y côtoyer des personnes ayant connu des problèmes similaires aux siens lui plait. C’est idiot, mais c’est ainsi. Sans cette école, il serait sûrement en train de se prostituer dans son ancienne ville pour pouvoir se nourrir, et encore. Loin de lui l’envie de donner son corps au plus offrant, il décide de ce qu’il fait de lui quand même. Quoiqu’il en soit, il se gare devant l’académie et y entre. Il file tout droit dans l’administration pour revêtir son bras droit de son superbe bandeau rouge signalant qu’il est un beau pion comme beaucoup d’élèves s’amusent à renommer son job. Il faut bien que quelqu’un surveille ces sauvageons, non ? Et c’est plus qu’un plaisir pour lui que de leur remonter les bretelles…

Et moi, et moi, et moi.
❝ Et oui, c'est KitKat

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Où avez-vous connu le forum ? /
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MessageSujet: Re: Klaus Hurricane ▬ Le pion. [UC]   Sam 31 Aoû - 3:35

KIT KAT ~ *^*
OUII ! Un surveillant tellement magnifique ! ~
Bonne chance pour ta fiche :3
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MessageSujet: Re: Klaus Hurricane ▬ Le pion. [UC]   Sam 31 Aoû - 5:58

Mam lecture \o/

Re bienvenue Yaya ♥

EDIT: OMG cette histoire x) J'ai adoré \o/
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MessageSujet: Re: Klaus Hurricane ▬ Le pion. [UC]   Sam 31 Aoû - 6:38

Yeaaaaah ♥ trop chouette ! comment j'avais trop hate !
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MessageSujet: Re: Klaus Hurricane ▬ Le pion. [UC]   Lun 2 Sep - 19:46

Re-bienvenue parmis nous. Wink

Bonne chance pour le reste de ta fiche. Smile

♪♫•*¨*•.¸¸❤¸¸.•*¨*•♫♪



Spoiler:
 


Hikari écrit en darkviolet parce qu'elle le vaut bien.
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MessageSujet: Re: Klaus Hurricane ▬ Le pion. [UC]   Mer 9 Oct - 17:12

Je met ma fiche aux archives par manque de temps - et de motivation je l'avoue.
Le compte n'est pas à supprimer sauf si ça dure trop.
*S'incline* Désolé d'être un mauvais exemple pour les membres !
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MessageSujet: Re: Klaus Hurricane ▬ Le pion. [UC]   

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Klaus Hurricane ▬ Le pion. [UC]

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