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La poupée maudite. - Event Halloween.

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 « Au clair de la lune, mon ami Pierrot m’a prêté sa plume. » [PV Katsuya]

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MessageSujet: « Au clair de la lune, mon ami Pierrot m’a prêté sa plume. » [PV Katsuya]   Jeu 23 Mai - 13:01

Les vacances venaient de débuter et pourtant, le jeune chanteur avait l’impression qu’il n’était pas en vacances. Son manager lui avait préparé pas mal de travail. Il fallait qu’il écrive une nouvelle chanson. Facile à dire comme ça, mais trouver les paroles, c’était autre chose. Surtout que sa musique devait être sur le thème de l’été. Ce qui était normal. Sauf que parler du beau temps n’intéressait pas notre jeune ami. Il préférait un thème original, un thème unique. C’était pour ça qu’on appréciait ses musiques. Car personne n’avait eu l’idée de parler de ça dans leur musique.
Kazuki s’étira dans son lit. Il était vêtu d’un short et d’un t-shirt. La nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures, mais il n’arrivait pas à trouver le sommeil. Il se releva de son lit avec une envie de jouer de la guitare. Cependant, il se voyait mal jouer en plein milieu de la nuit alors qu’il y avait d’autres élèves dans les chambres à côté. Et niveau isolation, ce n’était pas le top. Il avait déjà eu plusieurs réclamations parce qu’on l’entendait chanter ou jouer.
Il soupira longuement et choppa deux tongs. Encore une fois, il avait fait une faute de style. Un t-shirt rouge avec un short vert et des tongs marron. Ça donnait un style très particulier, mais quelle importance ? Personne n’allait le voir. Ils étaient tous en train de dormir.

Le jeune homme se dirigea vers le lycée et y entra. La porte était ouverte. C’était une mauvaise habitude de leur part. Les portes restaient toujours ouvertes. Certes, ils n’avaient rien à craindre grâce à la grande muraille, mais tout de même, ce n’était pas sérieux. Quoi qu’il en soit, il devait bien les remercier, car sans ça, il aura dû rester dans sa chambre à s’ennuyer.
Par contre, l’ascenseur était bloqué. Sans doute par précaution. Si un des élèves restaient coincés à l’intérieur pendant toute la nuit, ça serait loin d’être cool. S’armant de courage, il commença à monter. Deux étages, ça faisait mal, surtout qu’il y avait bien vingt marches par étage. Ce n’est pas beaucoup, mais en pleine nuit, ça fait beaucoup.
La salle de musique était ouverte. Il attrapa une guitare et commença à composer une mélodie. Rien de bon ne sortait de sa guitare, il était loin d’être doué, même s’il s’était amélioré depuis qu’il était arrivé à l’académie. Il essaye de chanter tout et n’importe quoi, mais il abandonna bien vite. Il n’arrivait pas à trouver de bonnes paroles. La chaleur de la pièce n’arrangeait rien. D’après lui, la climatisation devait être coupée et les fenêtres étaient bloquées pour plus de sécurité.
Il reposa la guitare, exaspéré de ne trouver rien de bien à jouer. Il commençait à ruisseler de sueur et il avait besoin d’air.

Le toit du lycée était un endroit magnifique. Il aimait s’y rendre en plein milieu de la journée pour observer la ville de Tokyo. Osaka n’était rien comparé à Tokyo. Il avait composé plusieurs chansons sur ce toit, pour son ancien groupe ou pour lui-même. La ville semblait si paisible vu d’ici, alors qu’en réalité, elle était pleine à craquer. Il devait être presque qu’une heure du matin. Certains devaient sortir des restaurants ou de boites, d’autres devaient se promener à la fraicheur de la nuit.
Façon de parler, car il ne faisait pas vraiment fraie. Il n’y avait qu’une légère brise qui faisait flotter les cheveux du garçon. Il alla vers la grille et mis ses doigts entre les espaces de cette dernière. Elle faisait bien trois mètres de haut. Question de sécurité, encore une fois. L’académie Hotona s’occupait beaucoup trop de ses élèves. Kazuki ne se sentait pas surprotégé malgré tout ça. Ils étaient libre ici et ne pas avoir d’heure de couvre-feu, c’était un bonheur.

Le jeune chanteur s’étira de tout son long et passa une main sur son front pour retirer les perles de sueurs qui s’étaient accumulés. Il n’allait pas encore dormir et se réveillerait sans doute très tard le lendemain. Après tout, il était en vacances, il pouvait bien faire une exception.
Un bruit venant de l’escalier le fit se retourner. Il avait laissé la porte du toit ouverte, est-ce que c’était un professeur qui faisait une ronde ? En tout cas, il se préparait déjà mentalement à trouver une excuse bidon. Il saisit son bracelet, près à le faire claquer trois fois pour devenir invisible. C’était plutôt bien, de pouvoir tout faire. Même si ça ne durerait que deux minutes à tout casser. Tout juste le temps de s’enfuir si c’était un professeur ou un surveillant.
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MessageSujet: Re: « Au clair de la lune, mon ami Pierrot m’a prêté sa plume. » [PV Katsuya]   Ven 24 Mai - 16:18

Je me demande sincèrement, quel est le plus douloureux dans tout ça. Le fait d’avoir utilisé son don sur la personne que j’aime ? S’en être servi à plusieurs reprises pour assouvir des désirs d’homme sans le réel consentement de la personne concernée ? Lui avoir fait tout oublier ? Le lui avoir fait se rappeler de tout par la suite ? Ne pas lui avoir dit correctement au revoir ? Ne jamais avoir été réellement sincère avec elle ? Trop d’options. Je ne sais laquelle est pour moi, la plus douloureuse. Mais, si j’y pense vraiment, je crois que la seule chose qui soit vraiment dure pour moi, c’est que je ne la reverrais pas avant un moment, et que lorsque ce jour arrivera, où nos regards se rencontreront à nouveau, j’y lirais certainement du dégoût et de la haine. J’en ai bien peur. Je l’ai cherché après tout.
Je secoue la tête, puis la lève vers le ciel sombre, les ténèbres sont tombées sur cette partie du monde, et ceci depuis quelques heures déjà. Je ne sais pas l’heure qu’il est, je n’ai pas envie de le savoir. Je devrais rentrer, que je pense à cet instant, puis je me souviens soudainement que je n’ai nulle part où rentrer. Il n’y a personne qui m’attend. Personne qui m’accueillera avec le sourire. Personne à qui dire que je suis rentré. En réalité, il n’y a jamais eu personne pour moi. J’ai toujours été seul. Il n’y a que maintenant, au moment où j’observe le firmament, que je me rends compte de ma solitude. C’est peut-être ça, ce qui me fait tant souffrir de l’intérieur. Ne plus faire de détour. Regarder la vérité en face. Voir qu’il n’y a rien ni personne pour soi. Qu’en réalité, personne n’a jamais eu besoin de moi.

Je me redresse, juste avant assis sur une rambarde qui sépare la route du trottoir, rejetant mon sac sur mon épaule. Puis je marche. Je continue de marcher, sans vraiment savoir où je vais, ni même où je me trouve à ce moment-là. A Tokyo, ça j’en suis certain. Mais c’est la seule chose que je sais. Les rues sont animées, bien plus que dans mon ancienne ville, cela ne m’empêche pas de ne pas y faire attention. Je trace ma route sans savoir si ce sont les passants qui sont invisibles ou bien moi. Je vais là où mes jambes me portent. Je ne suis pas silencieux non plus, mes lèvres sont scellées, mais je fredonne, doucement, dans le froid de la nuit. Ou aurait-ce dû être le cas. Pourtant, ce que je ressens, ce n’est pas de la fraicheur, celle que l’on ressent à cause des rayons du soleil ayant disparu pour en éclairer d’autres.
Je me décide enfin à sortir mon portable de ma poche. Je l’ouvre, il illumine mon visage, puis je prends connaissance de l’heure tardive. Presque une heure du matin. Et il fait une telle chaleur. Je laisse s’échapper d’entre mes lèvres un long soupir avant de poser mon sac pour retirer ma veste inutile et même encombrante et la fourre dans mon sac, le remet sur mon épaule et reprend ma route. Je vois au loin ce qui semble être une grande propriété. Je hausse un sourcil, intrigué. Il y a un grand portail sur lequel est inscrit en grosses lettres « Académie Hôtôna ». Une expression mi-surprise, mi-amusée, s’affiche sur mon visage. Sans que je ne le remarque, je me dirigeais droit vers mon académie. Voilà qui arrange mes affaires, moi qui me pensais perdu. J’avais peut-être mémorisé le chemin sur la carte que j’avais lu !

Un endroit où aller. J’en avais un. Mais ce qui me gênait, c’était l’envie qui me manquait. Car elle n’y est pas. Car je serais seul. Je peux très bien me faire des amis, ceci n’est aucunement un problème pour moi. Ce ne sera simplement, plus jamais pareil pour moi. Je me suis toujours demandé, depuis cet accident à mes huit ans, pourquoi j’avais un don pareil. Il ne me sert aucunement à faire le bien. Non, tout ce que je sème derrière moi, c’est la peur, la douleur, des cœurs brisées, une vie finie. Du malheur. Est-ce la raison pour laquelle personne n’a besoin de moi ? Est-ce que mes parents le savaient, que j’allais être quelqu’un d’aussi mauvais ? Est-ce pour cette raison qu’ils m’ont abandonné devant les portes de cet orphelinat ? Est-ce donc pour cela que personne n’a jamais eu besoin d’une personne comme moi ?

Je me pince l’arête du nez qui me démange, et ferme mes yeux qui commencent à me piquer un peu. Ce sujet a toujours été tabou avec moi, pour une bonne raison. Je suis incapable de résister contre l’envie de pleurer à me savoir abandonner par ceux qui m’ont mis au monde. S’ils ne voulaient pas de moi, pourquoi m’avoir fait naître ? Les moyens de contraceptions, ce n’est pas pour les chiens. Un peu de respect pour la vie, ce n’est pas la mer à boire ! C’est à peine si je ne deviens pas enragé, comme un animal, lorsque l’on évoque ce genre de propos. C’est pour cela que je m’en tiens si bien éloigné, que j’évite les questions, que je me montre parfois mystérieux, parfois simplement froid. Mais n’est-ce pas là une forme de gentillesse ? Car si je deviens ainsi … Par ma violence naturelle … Je pourrais blesser n’importe qui, sans discernement.

Peu importe. Je ne dois pas penser à tout ceci. C’est déjà assez déprimant d’avoir quitté la personne que j’aime. N’importe qui ressentirait ce vide dans sa poitrine, non ? Je ne sais pas si le fait que je sois le seul soit une bonne ou une mauvaise chose. Je finis par poser ma main sur le battant de la porte face à moi, vérifiant si celui si peut se pousser, et c’est effectivement le cas. La porte est ouverte. J’en soupir de soulagement. Mais je n’ai pas la moindre idée de l’endroit que je foule. L’intérieur est grand, peut-être même un peu trop grand. Je sens que je vais m’y perdre. Et s’y promener au beau milieu de la nuit, ce n’est certainement pas l’une des meilleures idées que j’ai eu. Le lieu en est presque lugubre, je frissonne mais ça me détend de penser à autre chose. Je décide donc d’explorer le lieu. En fait, je cherche les escaliers.

Après un léger repérage des lieux, je les trouve enfin. Ce n’est pas que je n’aime pas l’intérieur, mais il fait assez chaud en fait. Même en t-shirt et sans manche, j’ai chaud. Je veux retrouver l’extérieur, et peut-être pouvoir me repérer un peu plus dans cet endroit. Le toit me semble être le lieu parfait. Je pose mon pied sur la première marche. Une étrange sensation m’étreint soudainement. Cela ne m’empêche pas de continuer mon ascension. Mes yeux sont braqués devant moi, à la recherche de quelque chose, mais quoi ? C’était comme si un trésor, ou quelque chose s’en rapprochant, m’attendait en haut de ces escaliers. Repoussant au loin mes idées noires, je montais plus vite encore, me demandant ce que j’allais bien pouvoir trouver. J’étais curieux, très curieux. Mon sixième sens parlait pour moi.

Légèrement essoufflé par toutes ces marches, mon rythme cardiaque se fait un peu rapide et ma respiration haletante. C’est à peine si je ne me précipite pas vers la porte ouverte menant au toit, un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je passe la tête dehors, retrouvant une légère brise me caressant la peau. Je m’arrête à l’embrasure de la porte, appréciant cette douceur venant du vent, puis tourne doucement la tête pour voir apparaitre dans mon champ de vision une personne. L’espace d’une seconde, j’ai cru qu’il s’agissait d’elle. Cela jusqu’à ce que les traits de cette personne me parviennent correctement. Déjà, il s’agit d’un homme, de mon âge je dirais, et qui est, sans mentir, assez beau à regarder. Il semble sur ses gardes, s’attendait-il à quelqu’un d’autre ? Je m’incline légèrement, la main sur l’encadrement de la porte.

« Excuse-moi, je voulais pas te faire peur. Je reprends mon souffle après ma petite course dans les escaliers. Je ne m’attendais pas à voir quelqu’un sur le toit à cette heure-là, en fait je… suis perdu. »

Puis je vois qu’il n’y a rien d’autre sur le toit. Rien d’autre à part lui, et cette vue magnifique sur la ville en contrebas. Je perds tout sourire, toute expression. Je me sens vide. Las. Qu’est-ce que je pensais trouver ici ? Alors que je ne connais rien ni personne. Et que personne n’a besoin de moi. Cette pensée me donne deux envies : rire et sauter du toit. A quoi bon vivre lorsque personne n’a besoin de soi ? C’est ce que je pensais. Mais, je pense savoir ce qu’était cette sensation que j’ai ressentis en montant les escaliers. Ce n’est peut-être pas elle que j’ai trouvé, puis c’était impossible, elle n’a aucun moyen de savoir où je me trouve. Sauf que, à la place de la trouver elle, sur ce toit, je l’ai trouvé lui. Il n’est surement pas là par hasard. Devrais-je me sentir mieux ? Non, c’est tout l’inverse. Je me sens brusquement tiré vers le bas.

Il a le même regard qu’elle. Et ça m’attire. Deux billes brûlantes emplie d’innocence et de gentillesse.
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MessageSujet: Re: « Au clair de la lune, mon ami Pierrot m’a prêté sa plume. » [PV Katsuya]   Sam 25 Mai - 7:43

Le souffle court, Kazuki serrait le bracelet contenant ses pouvoirs. Un si beau bracelet. Le dernier souvenir de sa tendre mère, Kazura. Il l'aimait tellement. L'étoile sur son bracelet lui faisait penser à une étoile filante. Elle correspondait bien à sa mère qui avait filé trop vite sans qu'il puisse faire un vœu. Il savait que c'était pour sauver sa vie, mais il aurait préféré mourir jeune pour pouvoir rester encore des années avec elle. Après tout, la vie n'était pas aussi amusante sans elle. Une boule se forma dans sa gorge et il se força à se concentrer sur la personne qui allait arriver devant lui. Soit il disparaissait, soit il restait sur place. Si c'était un professeur, il allait sans doute se faire tuer et peu importe son excuse, il ne le croirait pas. - Surtout si c'était pour dire qu'il cherchait de nouvelles paroles pour sa prochaine musique. - Fallait mieux s'enfuir en disparaissant.

La personne d'où venaient les bruits de pas n'était qu'un élève. Il pu le deviner grâce aux traits jeunes de son visage, et aussi parce qu'il n'avait pas une tête à enseigner. Il avait les cheveux blonds et était plutôt beau. D'un côté, Kazuki ne voyait que la beauté des gens. Il ne voyait pas l'apparence physique lorsqu'il regardait quelqu'un, mais plutôt ce qu'il y avait à l'intérieur. Pourtant, il n'avait pas le don de lire dans les pensées des gens. Ou peut-être que si, mais il ne l'utilisait jamais. Quoi qu'il en soit, lorsque sa première impression était que la personne était mauvaise, il ne pouvait pas se la voir. Cependant, la personne devant lui n'était pas méchante. Il en était certain.
Le jeune homme s'inclina en se retenant à l'encadrement de la porte. Ces maudits escaliers avaient encore frappés. Heureusement qu'il ne les avait pas montés d'une traite. Plus de vingt marches ce n'était pas rien. Il admirait le blond pour avoir réussi à les monter tous. Lui, il n'aurait pas réussi. Il écouta attentivement le garçon qui voulait lui expliquer quelque chose.

« Excuse-moi, je voulais pas te faire peur. Je reprends mon souffle après ma petite course dans les escaliers. Je ne m’attendais pas à voir quelqu’un sur le toit à cette heure-là, en fait je… suis perdu. »

Le jeune chanteur soupira, de soulagement bien sûr. Cependant, sa main resta sur le bracelet. Il le caressa doucement, se souvenant de Kazura. Sa douce Kazura. Ne cessera-t-il jamais de souffrir de son absence ? De souffrir lorsqu'il pensait à elle ? Il se mit une claque mentalement, une grosse claque, et afficha son sourire de d'habitude en décidant de porter toute son attention au nouveau venu. C'était mieux que de penser à quelque chose qui le faisait souffrir.
Étrangement, il su tout de suite qu'ils avaient le même âge et que peut-être qu'ils seront dans la même classe. Avec un peu de chance. Ça serait plus facile pour le nouveau de connaître quelqu'un, même si c'était une connaissance fraiche. Il identifia plus en profondeur ses expressions, et ce fut un déclic pour Kazuki. Un regard las, à la limite de la déception. Puis, il creusa un peu plus pour trouver... De la tristesse ? Non. C'était de la détresse. Une grande détresse.
"Au clair de la lune, je pus enfin découvrir toute la détresse de son âme. On avait enfin besoin de moi. Je devais le sauver." Les paroles défilaient dans sa tête. Sa nouvelle chanson était en train de naître à petit feu. Tel un bébé qui sortait du ventre de sa mère. Bien que là, c'était plutôt du cerveau. Il s'agita nerveusement. Regrettant de ne pas avoir ramené un morceau de papier pour pouvoir écrire. Bon sang ! Il allait oublier les paroles avant de rejoindre sa chambre.
Il se rendit compte qu'il n'avait pas répondu au jeune homme et se sentit envahir de honte. Il rit nerveusement, d'un rire clair et haut.

« Excuse-moi, je suis un peu dans mes pensées, il toussota. Y-a-t-il une chance infime pour que tu es un morceau de papier sur toi ? Je viens d'avoir une idée pour une chanson. Si je ne la note pas, je vais sans doute oublier, et pleurer. »

Il lâcha à nouveau un rire nerveux. Pleure parce qu'on oublie des paroles, ça paraissait étrange. Dans un geste naturel, il passa sa main dans ses cheveux, puis sur son front qui perlait à nouveau de sueur. Cette chaleur allait le faire mourir de chaud. D'un côté, il évacuait la graisse qu'il avait accumulé tout l'hiver. Il faisait rarement du sport, ce n'était pas bon pour sa forme. Bien qu'il était toujours en forme. Son manager en était même étonné.

« Je me nomme Kazuki Oniki, je suis en troisième année dans la classe D. Je t'accompagnerais jusqu'au chambre si tu le désires. Elles sont juste là ! »

Il montra du doigt le bâtiment juste à côté du lycée. Un sourire courtois se dessina sur ses lèvres. Le jeune chanteur ferait en sorte que le nouveau se sente à l'aise dans l'école, mais aussi en sa présence. Il se souvenait qu'à son arrivée, il ne se sentait pas trop à l'aise parmi tous ses étudiants célèbres. Les élèves normaux devaient souffrir de passer inaperçu. Un nouvel ami, ça ne se refusait pas, surtout quand il lui inspirait une musique. Il était sa muse pour cette nuit. Au clair de lune, son ami Pierrot s'était enfin décidé de lui prêter sa plume. Peut-être que Pierrot serait le jeune blond, pour cette nuit. Ou pour plus encore.

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MessageSujet: Re: « Au clair de la lune, mon ami Pierrot m’a prêté sa plume. » [PV Katsuya]   Mar 16 Juil - 22:06


Il me fallut quelques instants pour me remettre de ce regard pareil au sien. Dire que je venais tout juste de la quitter, quelques heures plus tôt. Je ne m’en suis toujours pas remis. C’est tellement frais dans ma poitrine, la douleur de perdre une personne chère à son cœur. De ne plus la revoir. Et que si tel est le cas, de ne voir rien d’autre que de la haine dans son regard pourtant si pur et magnifique. C’est déchirant. Je secoue doucement la tête pour faire disparaître les pensées qui dérivent dans mon esprit. Je me le suis juré. Ne pas tomber plus bas que je ne le suis déjà. Ne pas déprimer. Ne surtout pas pleurer. Et … Oublier. Rejeter ces souvenirs qui me consument de l’intérieur. Pour ensuite, enfin, aller de l’avant et vivre une vraie vie.

Plus facile à dire qu’à faire. Ayant en face de moi une personne qui lui ressemble étonnamment par l’innocence se traduisant dans son regard, c’est chose ardue que de penser à autre chose qu’à elle. C’est ce trait de sa personnalité qui m’avait attiré à elle. Sa pureté. Sa gentillesse. Et je l’avais utilisé, pour mes propres intérêts. Exploité afin d’être certain de ne l’avoir que pour moi. Oui, c’est de ma faute, si la gentille petite fille qui avait besoin d’être protégé était devenue une jeune fille à la langue bien pendue et qui assumait entièrement les bêtises qu’elle était capable de faire à présent. Je lui avais retiré toute innocence. J’aurais dû, pour la dernière fois que je l’ai vu, lui dire de redevenir cette petite fille que j’aimais tant. Mais j’en avais fait assez comme ça.

Je ferme les yeux fortement et les rouvre sur le jeune homme qui soupire avant de sourire doucement. Oui, c’est ce sourire-là que j’aime. Celui-ci que je veux voir apparaitre sur ses lèvres. Celui-là même que je souhaite embrasser. Celui-ci qui me fait avoir des papillons dans le ventre, qui me rend ivre de joie, et qui aujourd’hui n’existe plus sur ses lèvres. Je me mords la lèvre inférieure afin de ne me concentrer sur rien d’autre que le garçon debout un peu plus loin. Sur ses yeux rouges, ressemblant à deux rubis, ou bien deux flammes dansantes. Cette lueur étincelante dans son regard, la joie de vivre, m’enveloppe entièrement et me permet de sortir des ombres qui me hantent. Je ne peux retenir un sourire de fleurir sur mes lèvres, à la fois doux et timide.

Ce nouveau sentiment de bien-être s’agrandit soudainement lorsque la voix du brun se fait entendre, fusant joyeusement, je ne sais pas bien ce qui le fait ainsi rire, mais cela m’étonne un peu, mes yeux s’arrondissant légèrement et mes sourcils se haussant. Cela me donne également envie de rire, sauf que cette envie reste bloquée au fond de ma gorge, mes lèvres restant closes. S’arrêtant de rire, il parle, s’excuse d’être un peu dans ses pensées, chose que je n’avais pas remarqué puisque j’étais moi-même ailleurs, puis après avoir un peu toussoté, il me demande si j’ai du papier sur moi. D’après ses dires, j’en conclus qu’il est chanteur, ou bien juste compositeur, vu qu’il a eu une idée pour une chanson. Ce point commun d’aimer la musique me fait d’autant plus sourire, voilà un bon début.

« Tu en as de la chance, j’en ai effectivement sur moi ! J’attrape mon sac sur mon épaule et l’ouvre pour en sortir un bloc-notes et un crayon, je pense que cela lui sera utile également, puis referme le sac et lui donne tout cela. Voilà pour toi ! »

Je suis plutôt chanceux, je pense, d’être tombé sur quelqu’un de gentil et amical comme lui, qui en plus de cela apprécie le même art que moi, ou du moins c’est ce que j’ai cru comprendre, et j’espère ne pas me tromper. Cela nous fait un bon point commun, et à l’avenir pourrait nous rapprocher, mais pour le moment je n’en dis rien, je ne fais que lui tendre mon bloc-notes avec mon crayon dans la même main, une fois qu’il le prend je remets mon sac sur mon épaule bien qu’il porte chaud. Ce qui n’est pas forcément le plus agréable lorsqu’il fait une telle température, même pendant la nuit. Au moins on peut bien remarquer que nous sommes en été, et aussi que mon anniversaire vient tout juste de passer.

Un sourire rempli de nostalgie se fige sur mon visage que je prie ne pas se tendre sous la tristesse et la douleur que cela m’apporte de repenser aux évènements de mon anniversaire. Le garçon se présente et cela me sort de ma torpeur qui n’arrête pas de m’assaillir et n’arrêtera pas tant que cela sera aussi frais. Il s’appelle Kazuki Oniki. Je mémorise son nom, ainsi que sa classe qui me rappelle quelque chose. Je suis dans la même année, il n’en fait pas de doute, mais la classe … Je ne suis pas certain d’être dans la sienne, ce n’est cependant pas une hypothèse à écarter, et cela me ferait sans doute plaisir d’être dans la même classe que quelqu’un rencontrer avant d’entrer en cours. Je me frotte la nuque en m’inclinant légèrement en avant.

« Je ne saurais te dire dans quelle classe je suis, j’ai oublié. Enchanté Kazuki ! Je peux t’appeler par ton prénom hein ? Moi c’est Katsuya Wakeshima, et hésite pas à m’appeler Katsuya ! Je n’aime pas les formalités pour être franc. »

Ce qui est totalement vrai. Même si l’on me disait de ne pas appeler quelqu’un par son prénom, je le ferais quand même. Sauf si je trouve le nom de famille plus joli. Et trouver des surnoms aux autres est l’un de mes passe-temps favoris ! Bien qu’ils ne soient pas tous très originaux, je m’en moque un peu. Mon attitude si peu sérieuse en énerve plus d’un mais généralement cela ne fait qu’attiser le feu. Ils me divertissent en s’énervant sans le savoir. Oui, j’aime agacer les autres, tant que cela reste raisonnable, je ne franchis pas les limites, je sais bien que cela pourrait se retourner contre moi et ce n’est pas une chose que je souhaite.

« Je serais ravi que tu me montres le chemin, car pour tout avouer, je suis complètement paumé ici moi ! Et en plus, je me pointe à une heure du mat’ … D’ailleurs, tu fais quoi ici toi ? »

Je penche légèrement la tête sur le côté, un peu curieux sur sa présence ici. Je suis certain qu’il y a des climatisations dans les chambres, donc il fait meilleur dans une chambre de l’internat qu’ici, sur le toit. La chaleur est telle qu’elle reste même la nuit, et franchement, tout ce dont j’ai envie là tout de suite, c’est d’une bonne douche froide pour me débarrasser de cette satanée chaleur étouffante. Je glisse une main dans mes cheveux blonds comme j’ai l’habitude de le faire, observant l’académie, tout du moins ce que l’on peut en voir d’ici. Et c’est grand. Je n’imaginais pas quelque chose comme ça, mais nous sommes à Tokyo, donc je pense que c’est normal ici. Ce n’est pas la capitale pour rien, et ceci n’est pas une académie pour élite – à la base – pour rien, non plus ! Je soupire doucement mais un sourire reste sur mes lèvres : j’arrive à me concentrer sur autre chose que la douleur qui me lance au cœur.
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MessageSujet: Re: « Au clair de la lune, mon ami Pierrot m’a prêté sa plume. » [PV Katsuya]   Jeu 18 Juil - 12:08

Perdu dans ses pensées, Kazuki s'imaginait déjà être obligé de courir jusqu'à sa chambre pour pouvoir écrire sa nouvelle musique sur son cahier. Il était presque impossible que ce jeune inconnu se trimballe avec un morceau de papier et peut-être qu'il allait refuser de lui en prêter un. Qui ferait ça pour un inconnu ? Presque personne. Bien que le chanteur l'aurait fait sans hésiter.
Il avait perdu tout espoir lorsque le jeune blond lui dit qu'il a de quoi écrire. Le cœur de Kazuki s'emballe à cette idée. Il allait pouvoir écrire les paroles qu'il venait d'avoir, ça serait sans aucun doute un succès. Il pensait à ses amies qui le complimenteraient pour ses douces paroles qu'il avait inventés un soir de pleine lune, inspiré par la rencontre d'un jeune homme du même âge que lui. Cela serait idéaliste, non ? Pourtant, ça serait la vérité. Il pourrait présenter ce garçon à toutes ses fans s'il le désirait, ça ne lui poserait pas de problèmes. Le chanteur ne se languissait pas de son succès, mais plutôt de l'amour de toutes ces jeunes filles. Les filles étaient décidément, c'est véritable amies. Il aimait leur douceur, leur gentillesse et leur loyauté à toutes épreuves.

Tout doucement, il prit le bloc note et le crayon des mains du garçon. Il s'incline légèrement pour le remercier avec une grande reconnaissance dans sa voix. Puis, il se mit à écrire les paroles qui étaient apparu dans son esprit. La chanson n'était pas totalement finis, ce passage pouvait être que le début, mais la fin serait tout autre. Une fin qu'il imaginerait plus tard et qui retravaillerait dans sa chambre le lendemain. Pour le moment, il devait faire connaissance avec son Pierrot. Ce serait mal de l'ignorer, car il voulait à tout prix finir de réfléchir à sa musique.
Le garçon se nommait Katsuya Wakeshima, étrangement, Kazuki trouva que c'était un prénom charmant. Il inclina la tête pour lui dire qu'il pouvait l'appeler par son prénom. Ils avaient quelques points de communs, apparemment. Car lui non plus n'aimait pas les formalités. Il avait tout de suite appelé les personnes par leur prénom, rajoutant des "chan" ou des "kun" à la fin pour montrer qu'il les aimait bien. D'un côté, qui est-ce qu'il détestait ? Personne ? Il devait bien y avoir quelqu'un, mais il avait oublié. Le chanteur n'était pas du genre à haïr les gens, il trouvait toujours leur bon côté. Celui de Katsuya était qu'il était sa muse et qu'il avait un nom top.

« Je serais ravi que tu me montres le chemin, car pour tout avouer, je suis complètement paumé ici moi ! Et en plus, je me pointe à une heure du mat’ … D’ailleurs, tu fais quoi ici toi ? »

Un sourire s'était affiché sur son visage après d'avoir entendu le nom de son nouvel ami. Oui, Kazuki était comme ça, il ne se préoccupait pas des choses sans importances. Pour lui, échanger quelques mots étaient déjà un signe d'amitié, et sans compter qu'il lui avait prêté son bloc note ! Bloc note qu'il avait toujours dans les mains.
Cependant, son sourire devint crispé après avoir compris la phrase du jeune homme. il était, une heure du matin, oui, c'est vrai, il s'en souvenait. Que faisait-il ici ? Oui, ça aussi il s'en souvenait. C'était, un peu étrange tout de même. Décidé d'aller sur le toit en pleine chaleur, alors qu'il faisait dix fois plus frais dans sa chambre. Il prit conscience que son t-shirt rouge était mouillé en dessous de ses aisselles et que son short vert lui collait un peu à la peau. Il avait même trempé ses tongs ! En sommes, il faisait vraiment très très chaud.
Il lâcha un rire enfantin face à l'ironie de la situation. Il n'avait pas fait attention à l'heure lorsque c'était le jeune homme qui était entré et non un professeur. Il avait, ainsi dit, complètement oublié qu'il faisait nuit. Pourtant, la lune était haut dans le ciel, mais il aurait pu être moins tard. Ou moins tôt. Cela dépendait de comment on se positionnait.

Kazuki soupira après d'avoir lâché un rire. Il arracha la page où il avait écrit les premières phrases de sa chanson et tendit le bloc note au blond.

« Je n'arrivais pas à dormir, donc j'ai voulu prendre l'air. Il rit. Et de toute évidence, j'ai bien fait, sinon tu aurais été condamné à dormir sur le toit avec cette chaleur. »

Il lâcha un rire pur. Kazuki aimait rire. Il riait de tout et de rien. Son sourire était toujours collé à son village, comme si c'était quelque chose d'évident. Sourire, c'était important pour lui. Il se souvenait qu'il souriait toujours à sa mère. Kazura disait que le sourire était la chose la plus importante de la vie. Avec lui, tout le monde pouvait cacher ses peines. Kazuki, lui, il souriait pour oublier que sa mère n'était plus là. Que la personne la plus chère à son cœur n'était plus.
Il passa sa main de libre sur son front. Des gouttes de sueur avaient recommencé à perler sur son front légèrement bronzé. Maudite chaleur, elle allait gâcher sa rencontre avec Katsuya. Quoi qu'au moins, ils pourraient être fiers de dire qu'ils avaient vu la plus pire facette de l'un et de l'autre. Voir un ami plein de sueur, ce n'était pas élégant. Kazuki avait le cœur pur, il ne pouvait concevoir que quelque chose de moins pur était caché au plus profond du blond. La paix et l'amour, c'était son quotidien. Jamais il ne pourrait penser que la méchanceté vivait aussi dans le corps de son nouvel ami. Ce garçon au regard de tristesse.
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« Au clair de la lune, mon ami Pierrot m’a prêté sa plume. » [PV Katsuya]

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