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La poupée maudite. - Event Halloween.

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 "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]

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MessageSujet: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Jeu 20 Juin - 14:58

Vêtu d'une chemise courte blanche et d'un short marron, le jeune homme descendit de l'avion doucement. Le soleil brillait dans le ciel, le doux mois d'août était là et il faisait chaud au Japon. Finalement, il ne regrettait pas d'avoir mis un chapeau de paille sur sa tête, ça allait bien avec sa tenue vestimentaire. Il avait des sandales marron au pied et portait des lunettes de soleil. Ses yeux dorés étaient très sensibles au soleil.
Il passa les portes qui menaient à l'aéroport et récupéra ses bagages. Deux sacs de sport et un sac à dos. Il enfila en premier le sac à dos et mis ses autres sacs sur chaque épaule. L'hôtesse de caisse le salue avec un "Bienvenue au Japon !", il fit un signe de tête et senti les poils de son bras s'hérisser. Il fallait mieux pour lui qu'il sorte de cet endroit avant que l'une d'elle vienne l'accoster pour lui proposer des guides pour visiter le pays. De toute façon, il n'en avait pas besoin, il devait se rendre à son lycée pour déposer ses affaires. Même s'il ne savait pas du tout où pouvait se trouver l'académie Hotona. Heureusement, il lui restait encore deux semaines avant de commencer les cours, il aurait le temps de se familiariser avec l'endroit.

Dehors, il héla un taxi. Heureusement pour lui, le conducteur était un homme. Combien de fois allait-il avoir peur de tomber sur une femme ? Cette fois, il ne pourrait pas s'enfuir dans son doux foyer, il n'y aurait que sa chambre d'internat qui serait là. Il avait pris soin d'envoyer une lettre au directeur pour lui expliquer en long, en large et en travers son problème. Il avait insisté pour n'être qu'avec des garçons dans sa chambre, il savait que l'école faisait des chambres mixtes. Il frissonna à l'idée de se réveiller chaque jour à côté d'une fille. Quelle horreur, non ? Sans aucun doute, il aurait fait une crise cardiaque. Mais heureusement, le directeur était un homme compréhensif, il lui avait répondu en disant qu'il allait se retrouver qu'avec une personne dans sa chambre pour l'instant, un certain... Philippe ? Non, ce n'est pas ça. Paul ? Non plus. Euh... Il ne s'en souvenait plus, mais en tout cas, c'était un homme. Bel et bien un homme, comme l'avait écrit le directeur. Il ne comprenait pas pourquoi le directeur avait insisté sur cette phrase.
Il haussa les épaules et s'étendit dans son siège. Ce n'était pas confortable, mais ça allait. Après avoir passé des heures dans l'avion, il était plutôt heureux d'avoir atteint sa destination. Il attrapa son portable pour envoyer un message à ses parents. Comme fond d'écran, il y avait sa sœur. Tara avait beaucoup insisté pour être en fond d'écran, elle voulait que son grand-frère pense à elle souvent. D'un côté, ça ne lui dérangeait pas, il n'avait pas peur des photos des filles, mais de la présence. De cette poitrine, de ces mains douces, de leur petite taille et.... Il se courba dans son siège. Il ne devait pas penser à ça. Il se demandait comment il ferait lorsque que Tara aurait tout d'une femme. Arriverait-il à la serrer dans ses bras lorsqu'elle aurait des formes ? L'idée le dégoûtait. Il aurait tellement aimé que sa petite sœur reste comme elle était, les enfants faisaient moins peur. D'après son point de vue. Même si l'idée qu'une fille lui attrape la jambe le faisait frémir.
La voiture s'arrêta soudainement.

" - Nous sommes arrivés, voici l'académie Hotona.
- Je vous remercie.
"

Il donna un pourboire au conducteur et sortit de la voiture, embraquant ses bagages en même temps. Les bras lui tomba lorsqu'il observa l'académie, il lâcha ses sacs sous le coup de la surprise. La vache. Une grande muraille séparait le lycée de l'extérieur. Le directeur ne lui avait pas menti lorsqu'il avait dit que c'était bien protégé. Sauf qu'il y avait aussi des filles dans ce lycée et que...

" - Oh pitié, non. "

L'idée de se retrouver enfermer à l'intérieur avec tout plein de filles le fit trembler. Les larmes arrivèrent à ses larmes et il se mordit les lèvres. Il ne fallait pas qu'il se mette à pleurer dès l'arrivée, sinon il allait vite rentrer en Corée. C'était le moment pour lui de jouer un rôle. Il récupéra ses bagages et leva la tête fier. C'était parti pour le gars qui n'avait peur de rien et qui était imbu de lui-même. Direction les chambres.

Il fut soulagé de voir que son colocataire n'était pas là. La salle de séjour était toute jolie, heureusement que les chambres étaient séparées, c'était beaucoup mieux. Il entra dans la chambre où son nom était écrit sur une pancarte et y déposa ses sacs. La chambre était harmonieuse. Il n'aurait pas de soucis pour s'endormir la nuit. Il verrait pour la décorer à son goût lorsqu'il aura de l'argent. Il n'avait pas encore décrocher un gros rôle qui fera de lui un riche, mais il espérait que ça serait pour bientôt. En tout cas, il devait rencontrer son manager le lendemain. C'était un homme et il en était heureux, le directeur de l'académie faisait des miracles. C'était un brave homme.
Il était environ midi et il commençait à avoir un creux. Il savait qu'il y avait un mc donald's dans cette ville et il n'allait pas refuser de manger un bon hamburger. Il avait au moins assez d'argent pour s'en payer un. Il se leva de son lit où il s'était allongé un moment. C'était parti pour héler un autre taxi.

Il s'étira lorsqu'il sortit du taxi. Il avait horriblement faim. L'appréhension d'arriver à l'académie avait disparu et il s'en rendait enfin compte. Comme quoi, il était aussi un peu peureux. Il ferait moins le fier lorsqu'il rencontrera son colocataire. Il espérait qu'il soit tout de même un peu gentil, même s'il n'avait jamais eu de problème avec les garçons. Et heureusement. En tout cas, il fallait qu'il se mette dans la tête qu'il ne fallait pas le draguer. Ni aucun autre garçon, sauf s'il lui plait vraiment. Ne valait mieux pas s'attirer des ennuis dès le début. Devoir s'habituer à une nouvelle école allait être difficile, il en était certain.

Il commanda un Bic Mac, une grande frite, un grand coca et une glace pour le dessert. Son festin était prêt et il avait hâte de manger. Cependant, il prit soin de manger une frite lentement avant de s'attaquer à son hamburger. Il ne voulait pas se faire passer pour un goinfre. Il avala encore une frite et commença à déballer son Bic Mac. Ah, que ça sentait bon ! Il l'attrapa à deux mains et croqua dedans. Il mâcha lentement et avala. Ah, que c'était délicieux !

De toute évidence, Takeru commençait bien sa première journée au Japon. Il allait s'amuser dans ce pays, il en était convaincu.
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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Jeu 20 Juin - 16:29

Un verre vidé, tout de suite remplacé par un autre rempli, qui lui aussi, se vide tout aussi rapidement. L’alcool coule à flot dans ce bar, ce qui est tout à fait normal. Les gorges s’irritent avec cet alcool, mais en redemande toujours plus. Ils sont là pour un bon moment encore. Et dire que ce n’est que le matin. Ils n’ont aucune honte à squatter le bar à une heure aussi tôt, après tout, il y a aussi le patron de présent, et quelques employés qui profitent de leur réserve. Et au milieu de tous ces adultes qui empestent et boivent jusqu’à plus soif et jusqu’à en perdre la raison, il y a ce petit être angélique, avec ces airs effarouchés, qui trompent tout le monde, et qui là, termine son verre de vodka, ce qui lui retourne la tête, lui fait monter le rouge aux joues, et qui le contente. Cette personne dont on ne pourrait croire qu’il s’agit d’un garçon, c’est Phœnix, et c’est moi.

Je vide verre sur verre, je finis bien éméché, et ce n’est que le début de la journée. Je me souviens, à peu près, comment j’ai atterri là, au milieu de ces êtres ignobles. J’étais dans mon lit, à regarder le plafond, et je commençais doucement à déprimer, à m’enfoncer dans des ténèbres plus obscure que tout ce que l’on peut imaginer. La fin d’une vie, voilà ce que je ressentais dans mon cœur. La fin de la sienne, signifiait la fin de la mienne. Plus de joie, plus de rire. Juste de la tristesse, et des larmes. Alors lorsque cette connaissance m’a appelé, et m’a proposé de le rejoindre dans son bar car ils faisaient une petite fête alcoolisée, j’ai de suite accepté, et suis sorti du lit à la quatrième vitesse, pour me vêtir d’un slim bleu/gris, et d’un simple pull léger blanc, qui laisse mes épaules à nues.

Je ne fais plus très attention à ce qui m’entoure. Je ne me concentre que sur le contenu de mon verre, qui me soulage de mes hantises, et qui me brûle la gorge me faisant me sentir toujours vivant, contrairement à lui. Je songe à ma cicatrice, qui elle aussi, de temps à autres, me rappelle à l’ordre en me piquant, me provoquant une intense sensation de brûlure à l’intérieur, comme si mon sang bouillonnait, me sommait de me réveiller de ce long cauchemar qu’est ma vie. Je secoue la tête en reposant mon verre brutalement sur le comptoir, ce qui interpelle les hommes qui m’entourent. Ils me demandent si j’ai un problème. J’ai la forte envie de leur dire que mon problème, c’est eux, avec leurs grandes gueules, leurs haleines sentant le phoque, et leurs manières peu ragoûtantes. Mais je me tais, sur ce point-là. Mon esprit est un peu embrumé, je ne raisonne plus très bien.

« Je ferais mieux de rentrer. »

C’est ce que je pensais pouvoir faire malgré mon état, mais ces hommes, ne veulent pas me laisser partir. Ils insistent pour que je reste boire encore un verre avec eux. Je sais où ils veulent en venir. Mais, je ne le fais pas en début de journée, et rarement après avoir bu. Je ne suis pas d’humeur pour, et ça s’arrête là. S’ils ne veulent pas me laisser passer, tant pis, je force le passage. Un coup entre les jambes de celui qui me gêne le plus, et ensuite, je ne fais qu’user de mon agilité pour esquiver les autres. Je suis fin, petit, alors il m’est facile de passer entre eux, et parfois même entre leurs jambes. Dans tous les cas, je me retrouve rapidement devant la porte du bar, je me tourne une dernière fois vers eux, et leur adresse un sourire amusé en plus d’un clin d’œil. Puis je m’éclipse en les entendant fulminer derrière moi. Peu m’importe, je ne veux pas être une p*te qu’on se passe comme j’étais un ballon. Qu’ils aillent se faire foutre.

Je ne me souviens même plus du quartier dans lequel je suis. Je me rappelle que l’académie n’est pas si loin que ça, n’ayant fait que quinze minutes de marche jusqu’ici. J’ai de plus en plus de mal à avoir des pensées correctes. Mais, évidemment, comme on ne peut jamais être en paix, je les entends, ces enfoirés, derrière moi. Ils sont à ma poursuite. Ils n’ont pas aimé que je me moque d’eux de cette manière. Dois-je m’excuser pour ne pas être qu’un jouet dont on se sert seulement quand on a envie ? Je refuse de m’abaisser à cela. Si je vais dans le lit de quelqu’un, ce n’est que pour ma satisfaction personnelle, pour retrouver la chaleur perdue de Kazuki. Cela ne va pas plus loin. Il n’y a aucun sentiment, certes, mais loin de moi l’envie d’être prit pour une traînée qu’on paye pour ses bons services.

Alors, ne souhaitant absolument pas finir violé dans une ruelle sombre, je me mets à courir, pour ce que j’en peux, je crois que j’ai un peu abusé de la boisson, mais c’était si gentiment offert. Je dévale des escaliers d’un pont pour me permettre d’aller de l’autre côté, et jetant un œil par-dessus mon épaule, je les vois. Il me pointe du doigt, et se remettent à courir. Tch, ils vont bien finir par me lâcher ! Ne comptez pas sur moi pour me rendre. Plutôt crever. Cette pensée me soutire un demi-sourire. Je ne dois pas penser à la mort. Si j’y pense, je risque de me retourner, de les attendre, et de les tuer, tous, car ils me dégoûtent. Presque autant que celui qui a tué mon Kazuki. Je serre les dents et les poings, me mettant à courir plus vite encore, tentant de fuir mes pensées, ainsi que la vérité, et la réalité qui m’effraie tant.

Je n’admettrais jamais ô grand jamais que je souffre de son absence. J’ai rejeté derrière moi toutes émotions qui s’apparentent à l’amour, et au bien. Tout ce qui pourrait me faire souffrir. Je ne veux plus souffrir, bien que ce mal me ronge de l’intérieur à chaque seconde, je ne peux me débarrasser de celui-ci, mais je peux limiter les dégâts. Je rejette, je ne veux plus. Je veux que l’on me laisse en paix. Je bifurque à ma droite, espérant ainsi pouvoir les semer, et une fois que je vois une rue marchande, j’y cours, mon souffle se fait court, mes pensées se mélangent, mes joues sont de plus en plus rouges, et mon cœur bat terriblement fort dans ma poitrine. J’ai besoin d’une pause, mes jambes ne me porteront plus très loin.

Je trouve mon lieu de repos, mon havre de paix pour quelques instants au moins je l’espère, et y entre comme une furie. Je suis comme une tornade brune et ne laisse personne remarquer où je vais exactement, faisant pratiquement le tour des tables, me glissant parmi les clients, puis après avoir regardé tout autour de moi, je me glisse sous une table, et qui plus est, n’est pas libre, mais occupée par un homme. M’étant précipité, je ne l’ai pas très bien regardé, mais il me semble qu’il est jeune, autant que moi en tout cas. Je me cale de façon à ce que l’on ne me voit pas. Ma tête me tourne, et mon estomac grommelle. Je meurs de faim. Je pose ma tête contre mes genoux que j’ai ramenés à moi pour ne pas prendre de place. Ils sont là, je le sais, je les entends. Ils me cherchent. Je ne suis plus en état pour fuir.

« S’il te plait, aide-moi.. »
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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Ven 21 Juin - 10:41

Malgré la chaleur du mois d'août, le Mc Donald's était fraie. La climatisation devait être branchée pour le plus grand plaisir des clients. Takeru en était content lui aussi. Après avoir croqué trois fois dans son hamburger, il retira son chapeau de paille et le posa sur la table. Il faisait un peu touriste avec ça sur la tête, et non un jeune homme qui venait de l'étranger pour étudier au Japon. Il attrapa plusieurs frites et les savoura. C'était si délicieux !
Il se surprit à penser à Tara. Que mangeait-elle ? Pensait-elle à lui ? Il est vrai qu'il n'avait pas trop pensé à sa famille. Il voulait devenir acteur, pouvoir être riche et en faire profiter ses proches. Il voulait que ses parents soient fiers de lui. Mais, il allait se sentir seul au Japon. Il ne connaissait personne pour le moment. Il avait vécu sa vie en Corée et les coutumes du Japon lui était inconnu. Allait-il se faire ami avec d'autres personnes ? Des gens de sa classe ou du lycée ? De l'extérieur peut-être ? Allait-il réussir à s'y faire ? Il n'y avait aucune raison que ce ne soit pas le cas. Takeru est un garçon profondément bon et il se montre toujours gentil, sauf avec les filles, mais c'est un cas à part. Avoir des amis garçons lui suffisaient. Les filles faisaient trop peur. Cependant, le plus dur sera de s'habituer aux filles de sa classe. En Corée, il était dans une école de garçon, c'était bien, mais à présent, l'école était mixte. Au fond, il avait peur de revivre l'enfer de son collège. Fuir était toujours la seule solution qui s'offrait à lui.

Il prit à nouveau un fritte et avala une gorgée de coca. Il était encore en vacances, c'était mieux pour lui de ne pas y penser. Il verrait ce qu'il ferait le moment venu. Il foncerait dans le tas, comme on dit. Bien que pour lui, il irait plutôt se terrer dans un coin en pleurant comme un gamin. Ce n'était vraiment pas flatteur. Surtout dis comme ça. Il préférait penser que sa peur était trop terrible et qu'elle faisait de lui, un jeune homme sensible. Mon cul, ouais !
Il ferma les yeux un moment, il entendit de l'agitation dans le restaurant. Depuis quand le Mc Donald's c'est calme ? Il en rit. Sauf qu'il fut étonné lorsqu'il sentit quelque chose se faufiler sous sa table. Un animal ? Un petit chien farceur ? L'agitation reprit de plus belle alors qu'une voix s'éleva de sous la table :

" - S’il te plait, aide-moi.. "

C'était une voix féminine... Une voix féminine... Une voix de fille quoi !
Son cœur manqua un battement. Tout s'accéléra autour de lui. Il se sentit soudainement mal. Une fille était sous sa table. Son corps à quelques centimètres de sa jambe. Sa poitrine. Ses mains douces. Son corps minuscules. Ses lèvres généreuses. Ses sourcils longs. Tout ce qui faisait d'une fille, une fille ! Les yeux lui mirent à le piquer, c'était comme une allergie. Non, c'était pire qu'une allergie. Ce n'était pas que par saison, c'était à chaque fois qu'une fille était prêt de lui. C'était surtout psychologique. D-s qu'il s'imaginait le corps d'une fille. C'était horrible dans ses pensées.
Plusieurs hommes se dirigeaient vers lui et il avait du mal à s'en rendre compte. Il était trop préoccupé par cette fille sous la table. Puis, il réussi à retrouver un peu de lucidité. Ces gars devraient la chercher. Que devait-il faire ? Leur dire qu'elle était là ? Ils ne semblaient pas commode. Que dirait sa mère s'il balançait la cachette de la fille ? ça serait sans doute mal. Il ne devait rien dire. Même si cette personne l'insupportait.
C'était le moment de jouer le rôle du gars qui n'a rien vu.

" - Dit gamin, t'as pas vu un gars passez ? (Takeru fronça les soucils.)
- Je n'ai vu personne.
- Tu en es sûr ?
- Regardez autour de vous, il y a plein de gars ici.
- Mouais... Bon, je suppose que si tu dis que tu n'as rien vu, ça doit être vrai.
- C'est le cas.
"

Il attrape une frite et la mangea sous le nez de l'homme. Il puait l'alcool et c'était dérangeant. Tout le monde les dévisageaient. Ils jurèrent et partirent. Ils quittèrent le restaurant en grognant. Ils cherchaient un gars ? Donc ce n'était pas la fille sous la table.
Takeru soupira. Fin du rôle. Il voulu manger une autre frite, mais des frissons le parcoururent. Il y avait une fille sous la table. Une fille sous SA table. Les yeux lui piquèrent à nouveau. Il tremblait si fort que ses jambes s'entrechoquaient. Elles étaient collées l'une à l'autre, il ne pouvait se tenir normalement. Est-ce qu'elle allait rester éternellement sous la table ? Il prit une bouffé d'inspiration.

" - Tu... Tu... Tu peux sortir... "

Sa voix n'était pas aussi assurée que lorsqu'il avait parlé aux hommes. Elle était faible et emplie de peur. Une boule se forma dans sa gorge et les larmes se mirent à couler toutes seules. Il les cacha d'une main et continua à trembler dans son coin. Espérant que la fille allait vite partir.


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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Dim 23 Juin - 3:40

Les mots que je viens de prononcer tournent encore dans ma tête, de façon inlassable. J’ai du mal à réaliser ces paroles qui sont sorties de ma bouche. J’ai demandé de l’aide. J’ai souhaité, du plus profond de ma sombre âme, que l’on tende sa main vers moi, et que l’on me laisse l’attraper, m’y accrocher pour me relever. Me sortir de cet enfer. Me réveiller enfin de ce long cauchemar sans fin. Ces mots résonnent dans ma tête, encore et encore, et me provoque une forte migraine que je tais. Je garde pour moi mes douleurs. Je souffre dans le plus grand silence. Je mens aux autres comme je respire. Je me mens à moi-même pour continuer à vivre malgré cette perte énorme que constitue la mort de Kazuki à mes yeux. Ces paroles dans ma tête me font mal, presque autant que cette cicatrice que m’a laissée ce jour maudit.

Tout l’alcool que j’ai ingurgité un peu plus tôt fait tout son effet maintenant que mon corps est au repos. Il attaque tous mes sens, me fait perdre pied, je ne sais plus où je suis, ce que je fais, ni quoique ce soit. Ma gorge me brûle. J’ai soif. Mon ventre me tiraille de l’intérieur. J’ai faim. Je ne suis entré dans le meilleur des endroits pour me cacher. Ici, l’odeur de la nourriture est si forte, mon estomac veut gronder, je le sens car il me fait mal, mais il ne doit pas faire de bruit, sinon, je serais démasqué. Je sais qu’ils sont toujours à ma poursuite, et qu’ils ont pénétré le MC Donald. Je dois me taire, ne pas faire le moindre bruit, au cas contraire, je risque de terminer dans un embarquement pour je ne sais quel pays, vendu comme prostitué. En vue de mon physique, cela ne m’étonnerait que peu que des hommes riches cèdent une partie de leur fortune rien que pour m’avoir à leur disposition. Effrayant.

Je serre mes jambes contre moi, ne voulant pas prendre trop de place, ne voulant faire dépasser aucun membre. Je me compresse tellement que j’ai l’impression de pouvoir me faire disparaitre si je continue ainsi. Quel bonheur cela serait que de pouvoir rejoindre Kazuki. J’en rêve chaque nuit, de ne jamais me réveiller, et pouvoir rester à ses côtés, là où nous serions à jamais heureux, et ensemble. C’est ce qui compte le plus. Tant qu’il est là, rien ne pourra entraver mon bonheur. Mais voilà, il est mort, et donc aujourd’hui, je suis seul. Terriblement seul. Tellement seul que pour retrouver un peu de sa chaleur, je vais dans le lit de bon nombre d’hommes qui acceptent de me prendre parce que je suis très mignon et ressemble beaucoup à une demoiselle. Je ne sais pas où est Kazuki, mais de là où il est, il ne doit pas être très fier de moi. Je suis un être répugnant.

Je glisse une main dans mes cheveux, tout tremblant, serrant une mèche entre mes doigts, prêt à l’arracher pour retenir mes larmes. Mes lèvres tremblotent un peu. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine, je sens venir le moment où mes larmes vont se mettre à couler le long de mes joues, ravager mon visage et mon cœur, faisant sortir toute la haine et la tristesse qui m’habite, mais quelque chose me retient. Des bruits de pas pressés, juste devant moi. Des personnes qui se parlent entre elles, dont l’une est très proche de moi. Sans en douter, c’est le jeune homme assit à la table sous laquelle je me suis réfugié. Je pose mes mains sur mes oreilles. Je suis soudainement effrayé. Il va me dénoncer. J’en suis plus que certain. Même si je l’ai supplié de m’aider, il ne le fera pas. Personne n’aide les autres comme ça. Je ferme les yeux et attend d’être attrapé, mais rien ne vient.

« Je n’ai vu personne. »

J’écarquille soudainement les yeux en l’entendant. Il ne … Me dénonce pas ? Il semble sûr de lui en parlant. Un poids énorme se retire de mes épaules, je les vois s’en aller, sans m’avoir vu. Je suis sauf. J’avais retenu ma respiration, et ne le remarque que maintenant, alors je reprends ma respiration d’un coup, tellement soulagé. Mon cœur qui tambourinait contre ma poitrine depuis un moment se calme peu à peu. Tout va bien maintenant. Je tente de m’en convaincre. Tout ira bien. C’est une phrase que Kazuki me répétait souvent après que j’ai été mis au courant pour son cancer. Je relâche mes jambes, mes bras commençant à me faire un peu mal. Toute la tension redescend d’un seul coup. Je pousse un léger soupir, posant ma tête contre le siège en cuir, la jambe de celui qui m’a aidé prêt de moi. Je ferme les yeux doucement, me remettant de mes émotions. L’alcool est toujours présent dans mes veines et ma tête. Elle me tourne toujours un peu.


La tempête est passée. Je me sens si calme à présent. Serein comme jamais. Je serais capable de m’endormir là, mais vaut mieux pas. Un sourire se glisse sur mes lèvres alors que mon mal de tête revient à la charge. Je n’aurais pas dû boire de si bon matin, je le savais. Ma main se glisse sur mon visage, retirant les perles de sueur qui y étaient. Courir est plutôt fatiguant, surtout après avoir bu. J’ai chaud. J’ai soif. J’ai faim. Je ne fais que me plaindre, il serait peut-être temps de sortir de ma cachette. D’ailleurs, le garçon qui m’a aidé élève la voix à mon attention, pour me dire que je peux sortir de là. Alors ils sont bel et bien partis. J’ouvre les yeux à demi, elles me semblent un peu lourdes. Je tente de me focaliser sur sa phrase qui parait légèrement étrange. Il était si sûr de lui tout à l’heure, mais dans sa voix, je peux parfaitement sentir de la peur. Je suis plutôt curieux. Et c’est cette curiosité qui m’a fait sortir ma tête de sous la table.

C’est sur l’autre siège que je vais. Je sors ma tête en premier, vérifiant que je n’ai plus rien à craindre, et je ne vois aucune menace à l’horizon. J’en soupir de soulagement et m’assoie sur le siège rouge. Je passe une main dans mes cheveux pour les remettre correctement, étant tout décoiffé avec toute cette agitation. Mon ruban semble vouloir se faire la malle, je le rattache correctement après avoir retiré la clochette qui y est accrochée, la posant sur la table, devant le plateau du jeune homme, sur lequel je pose mon regard une fois ma coiffure arrangée. Je dois paraitre un peu stupide d’un coup. Sauf qu’il doit être à mille lieux d’ici et donc ne pas penser à une telle chose. Non, lui, il pleure. Sans déconner, les larmes coulent le long de ses joues comme elles auraient dû le faire sur les miennes quelques instants plus tôt. Je le regarde interloqué, ne sachant pas exactement comment réagir. Croyant avoir mis le doigt sur le souci, j’utilise ma voix un peu cassée à présent par toute cette retenue qui m’a irrité d’avantage la gorge.

« Qu’est-ce que tu as ? Tu pleures parce que tu as dû mentir ? Pauvre de toi, je ne sais pas comment tu as fait pour survivre jusqu’ici si le simple fait de mentir te met dans un tel état. »

Je me mords la langue après avoir parlé. Trop tard, j’ai dit tout haut ce que je pensais tout bas. Quel idiot, je suis censé le remercier, pas cracher mon venin sur lui. Il ne m’a rien fait, tout au contraire, il a écouté ma requête, celle que je ne me serais pas cru capable de formuler. Je pose mes avants bras sur la table, le regardant de mes yeux fatigués et certainement rougies par les larmes que j’ai retenu du mieux que j’ai pu. Je n’ai pas la moindre idée de ce à quoi je ressemble à l’instant, ni de ce à quoi il peut bien penser alors que les larmes continuent de rouler sur ses joues. Il tente de les cacher avec sa main, mais c’est peine perdue. Je secoue la tête, et regarde ailleurs, ne pouvant supporter de voir quelqu’un pleurer juste en face de moi. Cela me donne envie de deux choses : vomir et pleurer avec lui. Un vestige de mon ancienne personnalité sans doute.

Un soupir meurt entre mes lèvres alors que j’observe la rue à l’extérieur par la baie vitrée. Je ne sais plus que faire. Pour le moment, je devrais attendre un peu, le temps que les enfoirés arrêtent de me chercher, abandonnent la partie, et me laissent enfin en paix. Je ne demande rien d’autre que ça. Une fois que cela sera fait, et que j’aurais repris quelques forces, je retournerais à l’académie pour me prendre une douche froide. J’en rêve. Elle me permettra de remettre de l’ordre dans ma tête et de me soulager de cette chaleur presque étouffante. Maintenant que j’y pense, on m’avait dit qu’un nouveau devait arriver aujourd’hui, et que ce serait mon colocataire. J’appréciais ma chambre vide de présence, cela était très reposant, mais j’imagine que c’est terminé maintenant.

Je tourne la tête pour me regarder celui qui me fait face. J’entends mon cœur battre dans ma poitrine, comme s’il était à côté de mes oreilles, ou dans ma tête à la place de mon cerveau. Je déteste voir des larmes. C’est pour cela que je jette tous les films où les personnages se mettent à pleurer, ou parlent d’amour. Je me retiens de soupirer pour la énième fois, et attrape une serveuse qui passe à côté de nous, pratique ce nouveau système pour prendre les commandes des clients. Je lui demande un verre d’eau et un wrap. De quoi me remplir un peu la pance, et soulager ma gorge irritée. En attendant que cela n’arrive, je me reconcentre sur le garçon face à moi, qui doit avoir, à tous les coups, le même âge que moi. Sans lui demander ou prévenir, je lui pique une frite par gourmandise et terrible faim. Mon ventre ne m’aide pas – ou si justement – et fait un bruit monstre. Mes joues s’empourprent, embarrassé d’avoir fait un tel bruit. Puis je me souviens que j’ai oublié quelque chose d’important. Je termine la frite et le regarde dans le blanc des yeux, les joues toujours rouges.


« Je voulais te dire … Merci de m’avoir aidé. Je n’ai pas été très sympa, excuse-moi, c’est une … sale habitude. (Je m’incline pour prouver mes dires, la tête presque contre la table) Merci beaucoup ! »

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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Lun 24 Juin - 10:19

Encore une fois, il s'était mis à pleurer pour rien. Du moins, ce n'était pas rien, c'était la peur. La peur de filles. En y pensant, c'était une peur étrange, mais elle était très présente chez lui. Et ça lui était insupportable. Que dirait-elle en le voyant pleurer ? Allait-elle le prendre dans ses bras ? Si c'était le cas, il allait encore plus pleurer. Ses mains tremblaient toujours autant, tout son corps tremblait. Un peu comme s'il avait froid, mais en plus pire. Bien que Takeru n'a jamais crains le froid. D'ailleurs, Tara aimait être dans ses bras lorsque la neige recouvrait le sol. Elle disait toujours que ses bras étaient chauds et reposant. Malheureusement, des larmes perlaient toujours sur les joues de son adorable grand-frère.
Qu'aurait dit sa mère en le voyant protéger une fille ? Sans aucun doute, il connaissait la réponse. Elle aurait été si fière de lui, elle qui avait désiré avoir une fille plus que tout. Pourtant, elle avait appris à aimer Takeru pour ce qu'il était. Il était devenu une part d'elle. Elle avait fini par se rendre compte qu'il pleurait lorsqu'elle pleurait, qu'il riait lorsqu'elle riait. Il était son fils et elle le savait. Cependant, elle ne pouvait ignorer qu'il n'y avait que d'elle qu'il n'avait pas peur. Peut-être qu'un jour, il arrivera à passer au-dessus de cette peur. Après tout, lorsqu'il prenait un rôle, il y arrivait parfaitement.

En tout cas, en ce moment, il était en train de se vider de ses larmes. Il avait pleuré quelques heures plus tôt en quittant sa famille, il n'aurait pu imaginer qu'à présent, c'était de peur qu'il pleurait. Il commençait bien sa vie au Japon, et c'était loin d'être fini.
Il retenu un hoquet lorsque la fille sortit de sous la table. Il essayait de se rassurer. Au moins, elle n'était plus en dessous de la table, elle n'était plus à côté de lui, du moins très proche. Cependant, le fait de la voir le rendit plus mal. Elle se recoiffa. Elle avait les cheveux longs et châtain. De magnifique cheveux, mais horriblement horrible pour le garçon. Il ne pu la quitter des yeux, elle avait un petit truc étrange, mais les larmes continuèrent de couler le long de ses joues. Il serra les poings pour essayer de se retenir, mais n'y arriva pas. Il y avait une fille devant lui. Une fille !
Elle finit enfin par le regarder. Puis, elle lâcha quelque chose. Takeru essaya de se concentrer. C'était un truc comme quoi il pleurait parce qu'il avait dû mentir. Mentir ? Il ne se souvenait déjà plus à qui il avait dû mentir. Ses souvenirs étaient confus. À cet instant, il avait juste conscience qu'il y avait une fille devant lui. Qu'elle parlait avec une voix cassée. Elle parlait de survit. Mais quelle était la phrase déjà ? Il ne s'en souvenait plus.

Il prit conscience qu'une serveuse arrivait vers eux et tourna la tête vers le dehors, cachant ses larmes de la main. Puis lorsqu'elle part, il retourne son regard vers la fille qui vient de lui prendre une frite. Le frisson qui le parcouru se transforma en boule dans la gorge et en nausée. Il se souvenait qu'un jour, il était resté une demi-heure près d'une fille et qu'à force de pleurer, il avait finis par vomir. Allait-il repasser son délicieux repas ? Son hamburger n'était pas encore fini, c'était horrible. Lui qui mourrait de faim il y a un quart d'heure, à présent, il avait envie de vomir. Peut-être qu'il devrait plutôt partir ? Quitter le Mc Donald's avant de rendre son repas ?

" - Je voulais te dire … Merci de m’avoir aidé. Je n’ai pas été très sympa, excuse-moi, c’est une … sale habitude. Merci beaucoup ! "

Son cœur manque un battement en voyant la jeune fille s'incliner. Ses cheveux bougent dévoilant sa tendre nuque. Un haut le cœur l'oblige à regarder ailleurs. Il essaye de penser à Tara, à sa petite sœur qu'il aime, mais il l'a voit grande, avec un corps typiquement féminin. De la poitrine, un corps maigre, de long cheveux. ça lui donne encore plus la nausée, mais il décide de lâcher un soupire et de respirer lentement. Comme lorsque quelqu'un fait une crise de... Il ne se souvenait plus du nom. La boule dans sa gorge ne veut pas disparaître. Une senteur d'alcool vint lui chatouiller le nez. ça venait de la fille, avait-elle bu ? C'était sans doute pour ça que les hommes la cherchait. Les hommes... Un déclic tinta dans sa tête. C'est vrai, il leur avait menti en disant qu'il n'avait vu personne. C'était de ça qu'elle parlait...
La serveuse revint avec ce qu'a commandé la fille. Il détourne à nouveau la tête. Puis, il se rend compte que ça fait bien cinq minutes qu'elle l'a remercié et qu'il n'a rien répondu. Toujours en train de pleurer. Son nez est bouché, il a du mal à respirer. Maintenant, il est obligé de respirer par la bouche, ce qui fait un bruit plutôt étrange. Comme s'il avait couru un marathon. Il chasse les larmes de ses yeux, mais elles retombent direct. Il secoue la tête pour chasser ses idées, mais lorsqu'il voit la fille, tout lui revient.
C'était le moment de jouer un rôle, mais lequel ? Celui du mec qui s'en fou ? Celui du mec qui dit "de rien" et puis qui s'en va ? Il fallait qu'il trouve quelque chose, sur-le-champ.

"  - Je... (Sa voix se coupa. Détruire en milles morceaux. Son rôle est anéanti rien qu'à la vu de la fille. Elle n'est pas comme les autres.) Je n'ai pas peur de mentir... J'ai peur des filles... "

La boule de sa gorge déforma sa voix. On aurait dit une voix d'un gamin de six ans, voir moins. C'était sa voix lorsqu'il était jeune et qu'il avait dit à sa mère de ne pas s'inquiéter. C'était cette voix qu'il avait utilisé lorsqu'il avait avoué qu'il avait peur des filles. Cette voix qui a annoncé que Tara lui faisait peur.
À cette idée, les larmes coulèrent de plus belle. Cette fois-ci, c'était des larmes de tristesse. Il se sentait honteux d'avoir eu peur d'une si belle enfant. C'était une fille, mais elle était profondément gentille et elle avait acceptée que son frère pleure lorsqu'il la serre dans ses bras. Pour elle, il avait réussi à passer au-delà cette peur pour sourire lorsqu'il la prend dans ses bras. Tara et sa mère étaient des miracles. Malheureusement, ils étaient les seules.

" - Je... je suis navré... Je ne peux pas... retenir mes larmes... "

Il inclina légèrement la tête en signe d'excuse. C'était surtout un bon moyen pour cacher ses larmes. Ses larmes de tristesse. Autant ses larmes de peur ne lui faisaient pas honte, c'était tout autre chose pour ceux de tristesse. Ils étaient à lui, à lui seul.
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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Lun 1 Juil - 1:21

Je suppose que c’est une bonne chose que d’avoir rencontré ce garçon, bien que ce soit le fruit du hasard – et de mes sales habitudes qui me mènent la vie dure. Je veux dire, il a réussi à me faire appeler de l’aide, à retenir mes larmes, et à m’excuser pour ensuite remercier. C’est une première pour moi que de faire tout cela en une seule journée, et là je l’ai fait en moins de dix minutes. C’est un record plutôt incroyable, et ça me rend fier. Comme quoi, il en faut peu pour être heureux. Enfin, façon de parler.
Après tout, il ne faut pas compter sur moi pour retrouver le bonheur. Pas après que j’ai tout laissé tomber. Je ne suis aujourd’hui plus rien d’autre qu’un gosse de riche prétentieux, rebelle, qui n’en fait qu’à sa tête, qui a des penchants prononcés pour le sadisme, l’alcool et le sexe – seulement avec les hommes, cela va de soi. Mes parents n’ont jamais été fiers de moi, donc cela ne change rien à leur jugement sur ma personne. Je peux faire tout ce qui me plait qu’ils ne lèveront pas le petit doigt pour me faire réfléchir sur ma vie.

Mon visage à quelques centimètres de la table, mon nez frôle le bois froid, mes paupières s’abaissent un peu alors que je réprime un soupir. Ne pas penser à eux, c’est ce que je m’étais dit en quittant le nid familial, deux ans de cela. Peut-être bien que les choses auraient été plus simple si j’avais été une vraie fille, ou bien un vrai garçon. Là, je ne suis ni l’un, ni l’autre. Incapable de fonder une véritable famille. Obligé de rester seul à se maudire jour après jour. Cette pensée me laisse un goût amer en bouche.

Je décide enfin de me redresser, et au même moment, la serveuse revient avec ma commande. Voilà qui apaisera mon esprit ainsi que mon corps – surtout mon corps. Je m’empresse d’attraper mon verre d’eau et le boire d’une traite. Elle est fraiche, c’est délicieux, quand bien même elle n’a aucun goût spécifique. Elle soulage ma gorge et me fait revenir à la réalité. Je pousse un long soupir. Ma migraine est toujours présente : autant dire que la gueule de bois m’arrive en pleine figure bien plus vite que n’importe qui. Je savais que je n’aurais pas dû boire ce matin.

Je finis par redonner toute mon attention au garçon face à moi lorsque j’entends sa voix s’élever à nouveau. Sauf qu’il a l’air d’avoir du mal à parler. En même temps, il est toujours en train de pleurer. J’ai du mal à supporter ses larmes, mais je fais avec, cherchant son regard derrière ses mains qui tentent vainement de cacher son visage en larmes. Et là, il me fait me figer sur place. S’il pleure, c’est ma faute. Ça, je m’en doutais. Mais, c’est parce que je « suis » une fille. Je ne m’attendais absolument pas à ça, je l’avoue.

Je suis certain que sur mon front pulse une petite veine, démontrant mon mécontentement. J’inspire profondément et expire afin de garder mon calme. Ce n’est pas sa faute, tout le monde me prend pour une fille. Je ne dois pas rejeter la faute sur lui. Je ferme les yeux un petit instant. Je ne sais pas si ça me parait moins ridicule que mon idée de base. Il a dû avoir quelques soucis avec sa mère s’il a peur des filles. Pauvre femme. A moins qu’elle n’en soit la cause direct. Pauvre enfant dans ce cas-là. Je pousse un soupir.

Mes paupières s’ouvrent sur mes yeux noisette que je pose sur mon déjeuner que mon estomac réclame comme un dingue. Ça commence à me faire mal, autant manger. Je m’empare de mon wrap, le déballe et l’amène à mes lèvres pour y croquer dedans à pleine dents. Délicieux. Je savoure ma bouché et en reprend deux autres avant de le reposer, après avoir écouté le garçon qui s’excuse de ne pas pouvoir retenir ses larmes. Il s’incline, comme moi peu avant. Je réprime un énième soupir, mais lève tout de même les yeux au ciel face à cette scène.

« Eh bien c’est simple. On va arrêter très vite tes larmes mon coco. (Je souris doucement en posant mon menton au creux de ma paume) Et si je te disais que je suis un garçon ? »

C’est fort probable qu’il n’en croit pas un mot, cela ne m’étonnerait que peu. Les gens avaient généralement du mal à se faire à l’idée qu’une aussi jolie jeune fille soit en réalité un garçon des plus détestables mais qu’on veut quand même dans son lit. Oh, je m’égare là. Ce que je veux dire, c’est que j’en ai l’habitude maintenant, bien que ça ait le don de me taper sur le système. Je ne suis pas rendu insensible après mon accident. J’hausse les épaules et me concentre sur mon déjeuner que je trouve très bon, histoire de ne pas y penser.
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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Mer 3 Juil - 9:14

Ses larmes de tristesse cessèrent petit à petit, mais les larmes de peur continuaient toujours. Son nez était bouché et il avait du mal à respirer. De temps en temps, il ouvrait un petit peu la bouche pour respirer, mais il essayait toujours de respirer par son nez. Même si ça faisait un drôle de bruit à chaque fois. C'était un peu gênant, mais le bruit des paroles des personnes autour de lui, masquait facilement ses reniflements. Même si la jeune fille en face de lui devait les entendre. Il s'était relevé doucement après savoir excusé et ses mains encadraient à nouveau son visage. Il ne voulait pas qu'elle voit ses larmes. C'était dur pour lui et il se demandait quand est-ce qu'elle partirait. Peut-être qu'il devrait se lever et partir de lui-même ? Non, tout le monde verrait qu'il pleure. Il n'en avait pas honte, mais ça serait bizarre et il préférait ne pas se faire remarquer.

La jeune fille avait commencé à manger. Il lui avait confessé qu'il avait peur des filles et elle mangeait tranquillement devant lui. N'allait-elle pas partir ? Toutes filles ne devraient pas faire ça ? Certes, elle était bizarre. Il y avait quelque chose en elle qui clochait, mais qu'étais-ce ? Peut-être parce qu'elle sentait l'alcool, donc elle ne s'inquiétait pas des apparences. Elle buvait le matin et elle s'en fichait. Il n'avait jamais rencontré une fille comme ça.

" - Eh bien c’est simple. On va arrêter très vite tes larmes mon coco. Et si je te disais que je suis un garçon ? "

Il se figea net. Un garçon ? Comment ça ? Il releva la tête pour identifier la personne devant lui. De long cheveux brun, un visage enfantin, deux petites bosses sur sa poitrine. C'était une fille, c'était obligé ! Pourquoi dire qu'elle était un garçon ? Essayait-elle de le duper pour rester avec lui ? Elle pouvait duper son esprit, mais pas son corps. Ce dernier repousse toutes les filles et même si dans son esprit, il la voyait comme un homme, rien ne pourrait trahir son corps. Il osa la regarder dans les yeux. Aucun mensonge ne s'y lisait.
Elle continuait à manger tranquillement. L'acteur baissa les yeux sur son repas. Son hamburger était mangé à moitié, ses frites étaient encore là, ça ne finirait pas être froid. Il attrapa une frite et tenta de l'avaler. Elle resta coincer au niveau de la boule de sa gorge et il avala un peu de coca pour la faire descendre. Il n'allait pas réussir à manger, pas tant qu'il n'avait pas réglé ce problème.

" - Tu dis que tu es un garçon, alors comment expliques-tu ça ? "

Sa voix avait été claire, encore un rôle parmi tant d'autre. Il avait séché ses larmes d'un revers de la main, mais ses yeux et ses joues étaient encore mouillés. Son nez était encore bouché, alors on pouvait entendre que sa voix était un peu étrange. Il parlait du nez, comme on dit.
Son doigt pointa les deux bosses sur sa poitrine. C'était des seins. Personne ne pouvait le tromper. Alors comment pouvait-elle être un garçon alors qu'elle a des seins ? Ce n'est pas possible. À ce moment-là, il avait oublié que les hermaphrodites existaient. Puis, il se rendit compte qu'il y avait un moyen de savoir si elle mentait. Il inclina un peu la tête pour regarder le cou de cette dernière. La pomme d'Adam, tous les garçons l'avaient. Une petite bosse se dessinait, mais elle ne ressemblait pas à une pomme d'Adam.
Il posa son doigt sur sa pomme d'Adam. Il pouvait sentir une grosse bosse qui pouvait se voir. Pas de loin, mais de là où était la fille, elle pouvait la voir. Donc, il devait pouvoir voir la sienne. Mais, à part une petite bosse qui pourrait être confondu avec n'importe quoi, il n'y avait rien. Pourquoi mentir ? C'était idiot.

Il passa une main sur ses joues pour les essuyer. Il arrivait à tenir encore un peu son rôle, mais il savait qu'il allait vite partir et ses larmes recommenceraient. Lorsqu'il serait un grand acteur, il espérait pouvoir tenir son rôle plus longtemps qu'il ne le faisait aujourd'hui. La vie serait plus simple pour lui. Sauf que personne ne pourrait le voir tel qu'il est.
Il mangea une frite et cette fois-ci, elle passa bien. Elle était tiède et il fallait qu'il trouve le moyen de terminer son hamburger avant qu'il soit immangeable. Il n'y avait qu'une seule solution : être clair et lui demander plus d'explication.

" - Et où est ta pomme d'Adam ? "

Il haussa les sourcils. C'était un rôle super, mais elle allait se demander comment il pouvait changer d'émotion.
Le plus dur restait à venir. La boule dans sa gorge se reforma. Il se tassa dans son siège et remit une main devant son visage. Ses yeux recommençaient à lui bruler. Son rôle avait été réduit au néant et à présent, il était sur le point de recommencer à pleurer.
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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Mer 17 Juil - 19:56

Je me régale, et une fois bien entamé, je le termine rapidement, histoire de faire taire mon estomac et de le soulager, parce que l’air de rien, ça fait mal ! J’ai l’impression de ne pas avoir mangé depuis des lustres, alors c’est évident qu’à cet instant, j’en meurs d’envie et me régale à fond. Tellement faim que je ne fais plus attention à mes manières, mais au diable ces dernières, cela fait longtemps que je les ai abandonné ! Je dévore mon sandwich et une fois terminé, je me lèche les doigts ainsi que les babines. Délicieux repas. Je plaque mes mains l’une contre l’autre, les frappant deux fois avant de m’incliner légèrement en avant, puis me redresse un léger sourire aux lèvres. Coutumes japonaises que Kazuki s’était efforcé de m’apprendre.

J’attrape une serviette en papier et m’essuie la bouche plus proprement cette fois-ci, ne voulant pas paraitre idiot avec un morceau de nourriture sur le visage. Puis, je redonne enfin mon attention au garçon en face de moi – et ça m’énerve un peu de l’appeler comme ça. Je ne le connais pas, pourtant il est fort possible qu’il soit à l’académie. J’hausse les épaules sur ce détail important peu. Ce qui me choque là tout de suite, c’est son soudain sérieux, et ses larmes enfin stoppées. Bien que sa face soit toutes mouillée. C’en est presque pathétique. Il a l’air de me détailler, pour le peu qu’il voit de moi à ce moment-là. Heureusement que je suis habitué à être ainsi regarder, sinon j’en serais fortement embarrassé. Je croise tout de même les bras contre ma poitrine. Il la regarde.

Et justement, il relève ce petit détail insignifiant … Bon, d’accord, là tout de suite, c’est important. Le vif du sujet si l’on peut dire cela ainsi. Il me pointe du doigt, ça par contre, j’apprécie un peu moins. Je soupire une fois de plus en secouant la tête. Comment suis-je supposé lui expliquer la présence de poitrine sur mon torse bien que je sois un garçon ? Oui, tout de suite, c’est bien moins facile à croire. Mais je n’y peux rien, moi, si je suis né avec un tel corps. Partagé entre deux sexes, pourtant ce que j’ai entre les jambes et mes organes reproductifs prouvent irrémédiablement que je suis un mâle. J’attrape les clochettes sur la table et les rattache à mes cheveux correctement, tout en réfléchissant.

Lui, il passe une main sur ses joues mouillées, puis il mange. Il tente surement de s’occuper afin de ne pas voir le fait que je ressemble étrangement et fortement à une fille, et jusqu’à preuve du contraire, j’en serais une à ses yeux. Je me mords l’intérieur de la joue pour contenir ma soudaine rage. J’ai eu, par le passé, de nombreux problèmes à cause de ce physique, et cela depuis ma plus tendre enfance. Alors, non, je n’apprécie pas que l’on se trompe à mon sujet, lorsque je ne choisis pas moi-même de m’en amuser et de tirer cela à mon avantage. Avec ce garçon, c’est un véritable problème, vu qu’il en pleure comme un bébé. Difficile, difficile.

« Et où est ta pomme d’Adam ? »

Tiens, il arrive à parler maintenant ? C’est un bon début. Comme quoi, être honnête à des bons côtés de temps à autres. Mais sa question m’interpelle assez. Il hausse les sourcils, je le fais également, sous la surprise. C’est une question que je ne m’étais encore jamais posé. Et un détail que je n’avais jamais remarqué. J’ouvre la bouche puis la referme, ne trouvant rien à dire sur le moment. Je fronce un peu des sourcils en gonflant mes joues, comme si j’étais un gosse qui boudait, en posant ma main sur ma gorge, pour y sentir ce qui devrait être ma pomme d’Adam, et l’objet de sa question. Très bonne question d’ailleurs. Mais encore une fois, je n’y peux rien.

« Une question à la fois ! Ça devient dur déjà que ma tête me tourne… (Je pose ma main sur mon front qui me semble un peu chaud) Pour ma poitrine, j’y peux rien, elle s’est développée sans qu’on comprenne pourquoi, mais ça ne fait pas de moi une fille, mets-toi bien ça dans le crâne. »

Je soupire. Ce n’est pas bon, je commence à craquer. Je secoue la tête. La chaleur n’arrange rien à mon cas déjà assez pitoyable ainsi. Ma respiration s’accélère, j’ai chaud. Très chaud. Je tire un peu sur mon haut pour avoir un peu d’air, mais rien y fait. Je ferme les yeux quelques secondes, tentant de garder mon calme. Tout ira bien. Je prends une grande inspiration en ayant cette pensée en tête. Lorsque mes paupières se relèvent, je remarque que je ne vois plus très bien, ma vision est légèrement troublée, ce qui n’est pas bon signe. Je ne vais tout de même pas m’évanouir…

« Pour… Pour ma pomme d’Adam, j’en sais rien. (J’ai même du mal à m’exprimer maintenant) Je n’avais jamais remarqué qu’elle ne ressortait pas autant que celle des autres hommes. Mais… J’en suis… un. Tu peux me croire. »

Je me mords la lèvre inférieure, toute tremblante. Non, ça ne va plus, là. Ma tête ne me tournait pas autant tout à l’heure, mais maintenant, c’est horrible, j’ai l’impression que le monde tourne tout autour de moi. Les voix tout autour de moi me cassent les oreilles, je veux que tout cela cesse, que le silence se fasse, je secoue la tête brusquement en lâchant un gémissement plaintif, serrant les dents. Lorsque mon regard rencontre la vitre, je crois voir ces hommes, à nouveau. Ils sont de retour ? Déjà ? Même pas un moment de répit ? Un sourire ironique se glisse sur mes lèvres. Je me relève soudainement, voulant me remettre à fuir, que ce soit eux ou non, je n’ai pas de temps à perdre ici, je dois partir, et vite.

Le problème est que je me suis relevé bien trop rapidement, ce qui ne fait qu’aggraver mon cas. Je perds littéralement pieds, tombant sur le côté – malheureusement le mauvais – et me rattrape in-extremis à la table, me mettant tout de même accroupis à côté de celle-ci, mes jambes m’ayant soudainement lâchée. Génial. Je pose ma main sur mon front, si je continue comme ça, je vais finir avec de la fièvre. Foutue gueule de bois qui m’affecte aussi rapidement, je savais que je ne devais pas boire le matin, mais je l’avais tout de même fait. C’est ta faute Kazuki. Je ferme les yeux, puisque de toute façon, je vois trop trouble pour … y voir quelque chose. C’était vraiment le moment, sérieux. Je n’ai même pas la force de soupirer. Et je disais que c’était lui qui était pathétique ? Laisse-moi rire !
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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Jeu 25 Juil - 15:28

Il ravala sa salive, essayant tant bien que mal de contenir ses nouvelles larmes de peur. C'est bon, c'était un garçon. Du moins, c'est ce qu'il avait dit. Pouvait-il le croire ? Il n'en savait rien. Les boules sur sa poitrine, sa pomme d'Adam presqu'invisible, était-ce normal ? Certainement pas. Cependant, l'acteur savait qu'il était possible qu'un garçon est un physique de fille et vice versa. Il se souvenait encore de cette fille à son école primaire qui ressemblait à un garçon. Pourtant, lorsqu'elle avait attrapé Takeru dans ses bras pour jouer, son corps avait réagit automatiquement. Il l'avait repoussé d'un coup et s'était enfuie en pleurant. Encore une preuve qu'il était un vrai bébé. Et ça n'avait pas changé avec le temps.
Le garçon n'arrivait pas à se convaincre qu'il ou qu'elle était un garçon, c'était impossible. Pourquoi un garçon avait une poitrine ? Certes, ceux avec un peu plus de poids avaient de la poitrine plus formée, mais la personne devant lui était loin d'être énorme. Que disait-elle ? Non, il disait qu'il n'était pas une fille, que sa poitrine ne voulait strictement rien dire. Bah voyons, où va-t-on ? Il roula des yeux, essayant de se mettre dans la tête que c'était un garçon. Un garçon, un homme, quoi ! Un vrai de vrai, avec ce qu'il faut, là où il faut... Takeru se voyait mal lui demander de lui montrer son entre-jambe. ça serait très mal placé. Il le savait très bien et n'oserait jamais le lui demander.
L'acteur remarque qu'il/qu'elle commence à se sentir pas très bien. En effet, elle/il tire sur son t-shirt. Un frisson parcouru le long du dos du jeune homme en pensant aux formes qui allaient se montrer s'il tirait trop sur son t-shirt. Il tourna la tête pour essayer de reprendre son calme. Il attrape une frite et la mangea. Elles étaient presque froide et il s'imaginait déjà que son hamburger allait être froid lui aussi. Quel gâchis !

" - Pour… Pour ma pomme d’Adam, j’en sais rien. Je n’avais jamais remarqué qu’elle ne ressortait pas autant que celle des autres hommes. Mais… J’en suis… un. Tu peux me croire. "

Le garçon se redressa sur son siège et posa sa tête sur ses mains relevées par ses coudes. Il scruta le visage de la personne en face de lui. Elle ne se sentait pas du tout bien, de la sueur se formait sur son front. C'était peut-être l'alcool ? Ou parce qu'elle mentait ? Pourtant, quelque chose lui disait de lui faire confiance, qu'il ne mentait pas. Alors, il serait un garçon ? Maintenant qu'il se concentrait, sa voix était plus grosse, plus foncé, plus grave, comme un homme. Ou peut-être que c'était dû à l'alcool ? Il n'était pas un grand expert en la matière.

Le cœur de l'acteur manqua un battement en voyant le soit disant garçon se relever et manquer de s'étaler au sol. Il eu un moment d'hésitation, mais ne pu s'empêcher de se lever à son tour et de le retenir. Il posa la tête du garçon sur son épaule et enroula son corps de sa main gauche, tandis que celle de droite tenait la table fermement.
Il dû faire un effort surhumain pour ne pas le lâcher en sentant sa poitrine contre la sienne. C'est un garçon, c'est un garçon. Son corps semblait fragile, comme celui d'une fille, mais c'était un garçon, il fallait qu'il s'en persuade. Son cœur s'emballa un moment. Il prit une grande bouffé d'inspiration.

" - Est-ce que ça va ? "

Sa voix se tordit et il toussota tout en gardant sa main fermée sur le dos du garçon. Quelques gens étaient venus voir ce qui se passait, sans doute parce qu'ils s'inquiétaient pour le garçon. Takeru afficha un petit sourire et leur dit que tout va bien, que ce n'était pas grand-chose et qu'il allait s'occuper de lui. Il attendit que la personne dans ses bras reprennent l'usage de la parole pour pouvoir la remettre assise.
L'acteur soupira, pour une première journée à Tokyo, elle n'était pas super. Et surtout, elle était pleine de larmes et de rebondissement.
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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Jeu 22 Aoû - 2:52

Avant, je ne buvais pas. Avant, je ne me prostituais pas. Avant, j’étais heureux. Avant, j’étais avec lui. Oui, avant, je n’étais pas seul. Avant, c’était le paradis pour moi. Même s’il n’y avait pas beaucoup d’argent. Même s’il n’y avait qu’un lit. Même s’il y avait des voisins emmerdeurs. Parce que pour moi, tant que lui était là avec moi, tout était parfait. Un véritable paradis à mes yeux. Et tout cela s’est soudainement évanoui, en même temps que lui. La vie l’a quitté. A cause de moi. Quand bien même il lui restait peu de temps à vivre, il y avait toujours ce « peu de temps » que j’aurais pu passer à ses côtés. Et si cela s’était passé autrement, peut-être bien qu’aujourd’hui je ne serais pas comme je suis. Je serais toujours le même Phœnix, celui qu’il aimait, celui qui était plein de vie, mort maintenant.

Lorsque Kazuki est parti, il a emmené tout ce qu’il y avait de bon en moi avec lui. Derrière lui, il n’y a plus qu’un cœur déchiré par la haine et la tristesse. Une âme devenue aussi sombre que la nuit. Un corps meurtri qui ne cherche qu’une chaleur proche de celle qu’il lui donnait. Il n’y a plus que moi, moi et moi seul. Si seulement il était toujours là avec moi. Je ne serais pas dans cet état. Je serais toujours avec lui, dans notre petit appartement et nous coulerions des jours parfaitement heureux et paisibles. C’est tout ce que je désire, et je ne l’ai plus. L’amour, envolé. La joie, envolée. Le rire, envolé. Le plaisir, envolé. Il n’y a rien d’autre que le chagrin dans mon cœur. La seule chose à laquelle je pense est à quel point il me manque. Je veux être avec lui.

Je suis tellement triste. Je me sens tellement seul sans lui. Tous m’ont abandonné. Tourné le dos. Trahi. Je pourrais tout aussi bien en finir avec ma propre vie et le rejoindre mais même cela m’est impossible. Il me l’a interdit. Il savait que je tournerais mal. C’est pour cette raison qu’il m’a dit de vivre. Le faire pour lui. Le faire à sa place. Mais comment suis-je supposé faire ça ? Je n’arrive déjà pas à vivre pour moi-même, comment je dois faire pour vivre également pour lui. Il ne mérite pas une vie comme la mienne. Tout sauf ça. Je veux tout ce qu’il y a de meilleur pour lui. Si cela m’était encore permis de faire. Aujourd’hui, je suis seul. Et je ne peux plus penser qu’à moi-même, ce qui est terriblement frustrant à savoir. Il me manque tellement. Je l’aime toujours. Oh oui. Et très fort.

« Est-ce que ça va ?
- Est-ce que j’ai l’air d’aller d’après toi ?! »

Ce n’est pas une réponse dure. C’est une réponse juste. Directe. Précise ? Pas vraiment. Mais je pense qu’il a assez de neurones pour comprendre que je suis en état de tout sauf de vivre. Quoique non, pas jusque-là. Mon cœur bat la chamade dans ma poitrine. Il me brûle. Il me fait mal. Il me fait ressentir des choses que je ne voudrais pas avoir. Le chagrin est un bon moyen de mourir. Mais je ne peux pas lui faire ça. Quand bien même la douleur est insoutenable, je ne peux pas me résoudre à faire ça. Ce serait le trahir, et c’est bien la dernière chose que je souhaite faire. Pas à lui. Pas à celui qui m’a tout donné. L’amour. Un foyer. De l’attention. De la joie. Des rires. Le bonheur absolu. J’avais soif de vivre. Terriblement soif. Tant qu’il était là, tout était beau. Oui, tout.

Je sens mon corps contre celui de quelqu’un d’autre. Oui, ce n’est que maintenant que je m’en rends compte. Je n’ai qu’une envie, le repousser loin de moi. Je refuse que l’on m’approche, que l’on me touche, et pourtant je cherche cela tout le temps. Je veux tout faire pour faire taire la douleur, faire s’atténuer la souffrance, ne serait-ce qu’un temps, quelques minutes me suffisent. Mais c’est également le temps qu’il me faut pour fondre en larmes devant un magnifique public en plein repas. Je refuse. Je refuse ! Je ne veux pas que l’on me voit, que l’on sache. Je ne me sens pas bien. Et ce n’est seulement l’effet de l’alcool qui me fait penser cela. Je suis malade. De vivre. Et de justement ne pas vivre. Il n’y a aucune envie de vivre en moi. Ce n’est pas ainsi que je vais honorer sa dernière volonté.

Dire que j’étais parvenu à retenir mes larmes jusque-là, je me sens de plus en plus pathétique. Je demande de l’aide. Je me retiens de pleurer. Je discute. Je mange. Je vis. Tout du moins, je le feignais à la perfection. Jusqu’à ce que l’alcool me reprenne, me fasse me souvenir de la perte de mon précieux et unique amour, ainsi que de ma solitude. Je n’en peux plus. Je me blottis contre le garçon qui m’a aidé, et qui continue de le faire. Je me cache des autres ainsi. Je peux pleurer en silence. Mes épaules tressautent à peine, ce n’est pas visible à moins d’être très proche de moi. Je sais qu’il me verra, qu’il le sentira, mais peu m’importe. Je me sers en quelque sorte de lui, mais j’en ai besoin. Je refuse obstinément que l’on me voit ainsi. Mes larmes n’appartiennent qu’à moi. A moi seul.

« Je suis désolé. »

C’est ce que je murmure entre deux sanglots. Je suis à sa place maintenant, c’est magnifique. Je ne sais pas très bien pourquoi je m’excuse, ni de quoi je m’excuse. Je n’ai rien fait de mal. Tout du moins je ne pense pas que ce soit le cas. Bien sûr que j’ai fait de mauvaises choses dans ma vie – surtout depuis la disparition de mon aimé. Sauf qu’aujourd’hui, à part avoir bu et frapper des chiens en chaleurs, je n’ai rien fait. J’ai piqué une fritte au garçon qui m’avait aidé. Je ne pense pas qu’il va m’en vouloir pour ça. Ou peut-être était-ce une excuse d’avance pour ce que je prévoyais de faire après ? Sauf que je ne le savais pas jusqu’au moment où je le fais. Oui, d’un seul coup, sans prévenir, je le repousse fortement, assez pour qu’il soit à au moins un mètre de moi.

Je dois faire vite si je ne veux pas être vu. Encore une fois, c’est une chose que je refuse. Je ne veux pas. Mon chagrin, ma tristesse, toutes ces mauvaises émotions qui s’entrechoquent en mon sein n’appartiennent qu’à moi. Mes larmes n’ont aucunement le droit d’être vu. Alors durant le petit moment de surprise, j’en profite pour m’éclipser. Je ne sors pas du fast-food, j’y reste, ça oui. Bien que je sois sous l’emprise de l’alcool, je ne peux pas dire avec certitude que le fait que j’ai vu les hommes non-loin de cet endroit soit une hallucination. Je ne veux pas les revoir. Je risquerais de commettre un crime. C’est toujours ainsi, lorsque je suis dans un tel état. Je ne me contrôle plus, je laisse libre cours à mes désirs les plus secrets : ceux qui parlent de faire souffrir les autres. Qu’ils comprennent cette tristesse infinie.

Je me faufile entre les clients, me servant de ma frange et du reste de ma chevelure pour dissimuler mon visage inondé de larmes et me précipite vers les toilettes publiques. J’ouvre la porte et la referme brusquement derrière moi, m’accordant un petit moment de répit contre celle-ci. Mes sanglots redoublent maintenant seul avec moi-même. Je jette un coup d’œil au miroir à ma droite et me traîne jusqu’à devant pour m’observer, moi et mes larmes hideuses de douleur. C’est à ce moment précis que je me sens abandonné de tout et de tous. Je suis seul au monde. C’est ce que je pense. Mes parents n’en ont que le titre. Mon amour est mort. Mon fiancé m’a laissé avec ma douleur et mon péché. J’allume l’eau du robinet et me jette de l’eau sur le visage. Elle est froide. Autant que moi et mon intérieur. La porte s’ouvre, mais je ne sais pas qui l’a ouvert.
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MessageSujet: Re: "Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]   Mer 11 Sep - 14:39

Quand bien même il aurait essayé, il savait très bien qu'il ne pourrait jamais le comprendre. Oui, jamais il pourrait comprendre ce garçon ressemblant à une fille. Ce parfait inconnu dont il ne connaissait même pas le nom et pourtant, il l'avait soutenu pour éviter qu'il tombe. Pourtant, il avait du mal à se faire à l'idée qu'il était un garçon. L'acteur avait versé beaucoup de larmes à cause de sa phobie, cependant, tout lui semblait illusoire et bête. Oui tout. À partir du moment que le garçon avait dit qu'il n'allait pas bien. Il ne l'avait pas dit exactement ainsi, mais ça voulait dire ça. Et ça que Takeru ne comprendrait jamais.
Au fond de lui, il pouvait facilement dire qu'il n'avait jamais été dans un sentiment de bien être. Il se sentait toujours mal. Tiraillé par sa phobie des femmes. Obligé de vivre avec deux femmes, sa mère et sa sœur. Avec sa mère tout allait bien, mais c'était tout le contraire pour Tara. Il avait toujours un pincement au cœur lorsqu'il la voyait. Et ça, ça le rendait triste. Car il l'aimait et il voulait la prendre dans ses bras, mais ça lui était impossible. Mais malgré tout, il se disait qu'il allait plutôt bien. Du moins, il n'avait pas la même sensation que l'inconnu. Non lui, il souffrait pour autre chose, il le savait. Mais quoi ? Il s'en fichait. Peu importe la douleur, ils la connaissaient tous les deux. Pourtant, Takeru ne comprenait et il ne pouvait pas comprendre. Avoir grandi dans une famille pleine de douceur, ça devait être différent que de vivre seul.

Le cœur du garçon manqua à nouveau un battement. Décidément, il allait finir par faire une crise cardiaque. Cette fois, ce n'est pas pour une des raisons habituelles. Non, cette fois, c'est parce que celui qui se tient dans ses bras commence à pleurer. Il s'excuse. Mais de quoi ? De pleurer ? C'est ridicule ! pensa l'acteur. Lui qui avait l'habitude de pleurer, ça ne l'étonne pas. Sauf que le fait que le garçon se blottit contre lui le perturbe. Pourquoi ? Parce qu'il semble aussi fragile qu'une fille ? Certainement ?
Les mots ne servaient à rien et c'est pour ça qu'il le laissa pleurer en silence. Ne bougeant pas d'un pouce pour ne pas le déranger. Ses larmes, c'était de vrais larmes destiné à une personne qu'il ne connaissait sans aucun doute pas. Soudain, il le repousse. L'acteur ne comprit pas ce qu'il lui arrivait. Ce n'est que lorsqu'il se rends compte que l'inconnu est en train de se faufiler dans le Mc Donald's qu'il se réveille.
Takeru se leva en soupirant. Il aurait mieux fait de finir son hamburger encore à moitié entier. Pourtant, une envie soudaine le pousse à suivre ce garçon jusqu'aux toilettes. Malgré tout, il se stoppa devant la porte, posant sa main sur cette dernière.
Devait-il y aller ou non ? Il se tortura l'esprit un instant, puis décida de rentrer quand même. Il ouvrit la porte. Les toilettes étaient nettoyés, c'était plutôt incroyable pour un fast food, mais c'était mieux. Une mauvaise odeur lui aurait donné le tournis. Il s'approche alors du garçon qui est encore en train de pleurer. De si belles larmes, pures...

" - Tu vas me prendre pour un idiot, mais la seule phrase qui me vient à l'esprit, c'est : "Est-ce que ça va ?", mais de toute évidence, ça ne va pas... "

Il roula des yeux face à son idiotie. L'acteur espéra qu'il n'allait pas mal le prendre. Il n'était pas très doué pour comprendre les sentiments des autres et surtout pour les consoler. Après tout, c'était lui le pleurnicheur. Les larmes ne sont pas mauvaises. C'est ce qu'il pensait. Cependant, ça semblait déranger le garçon.

" - Je m'appelle Takeru Uchimura, mais tu peux m'appeler Takeru. "

Quelle ironie, il fallait bien qu'il se présente dans un moment pareil. Il soupira de nouveau, espérant que le garçon ne lui en tiendrait pas rigueur. Il ne savait plus trop quoi dire et une seule solution s'imposa à lui.

" - Si tu veux que je sors, je sortirais. "

Il grimaça et s'approcha du garçon. L'acteur commençait à s'y faire, à sa fragilité féminine alors qu'il était un garçon, à son corps très féminin, c'était un garçon, il fallait qu'il se mette en tête. Il réprima un frisson et posa sa main sur l'épaule du garçon. Un geste très masculin pour le consoler. C'était la seule idée qui lui était venue à l'esprit. La seule.
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"Croque l'hamburger à pleine dents." [PV Phoenix Rosenwald]

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